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| Écrit par JM | ||||
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Cette fois-ci par une formation forézienne jusqu'à présent muette en déplacement: Jamais le moindre but inscrit. Egalement, les Girondins n'ont jamais signé deux victoires d'affilée cette saison. En dépit de la bonne volonté côté tribunes (merci les Ultramarines et les supporters Stéphanois venus), le stade se résume à une assistance strictement minimale pour une telle affiche (on attend de verbe ferme les tenants d'un nouveau stade quand on voit ça...). Le sabreur Champion Olympique par équipe B. Sanson donne le coup d'envoi, après un tifo et dans une ambiance emprunte de bonhommie. Le symbole est plaisant, une fine lame collective à la pointe du résultat, en quelque sorte. Un quart d'heure de jeu somnifère plus tard, on s'aperçoit que Trémoulinas comme Abdou Traoré sont empruntés au possible sur leurs flancs, retapent au centre dès que faire se peut, et donc que cette animation offensive latérale serait peut-être plus une question de système que d'hommes. Seule ma voisine, plus jeune supportrice jamais aperçue dans cette tribune, bat régulièrement des mains avec un air joyeux en riant aux éclats. Le reste du coin est en mode: C'est pas ce soir que je vais arrêter de fumer pour les uns, et si j'y mets deux poings dessous, ma tête ne risque pas de tomber entre mes genoux pour les autres.
Sur un coup-franc de Gourcuff, Cavenaghi cadre, sans difficulté pour Viviani (10ème). Angoisse dûment répertoriée 2008/2009 et connue sous le nom de Syndrome de Lille: Jouer sans Chamakh ni Diarra revient à abandonner complètement à l'adversaire la voie des airs, sur coups de pied arrêtés comme dans le jeu (dégagements et donc relance longue y compris). Trente ans de fierté Girondine et d'école Pierrot-Labat à la poubelle. Comme la-petite-balle-à-effet-par-dessus-sur-Bellion-lancé est tellement téléphonée qu'on a l'impression que ses partenaires l'ont en forfait illimité chez Girondins-mobile, Tavlaridis et Benalouane décrochent toujours en premier, et ça sonne occupé/non dispo en permanence. Variante, pour ne pas se lasser: Bellion est signalé hors-jeu. (NB: David Bellion a livré un match courageux, occupant enfin ce fichu côté droit comme il doit l'être en seconde période, bien que ce ne soit pas son poste de prédilection). Landrin, signalé hors-jeu, pose une première banderille, comme pour signifier que le Vert est dans le fruit. Groupés sans être nécessairement extrêmement repliés, les visiteurs commencent à manoeuvrer par rapides contres, vraiment pas mal menés du tout (26ème). Du coup je cesse de commenter avec mon voisin l'esthétique des parements couleur valda sur le maillot couleur poivron, sur une ouverture de Landrin ou peut-être de Marchado, très belle à vitesse réelle, Payet se joue de Placente et déflore la marque, la minute suivante. Placente, plutôt pas si mal jusque là, payera le prix fort en laissant le pré à ses petits camarades en seconde période, lui restant à la chèvrerie, Jussiê entrant dans la danse. Un soupir long comme un freinage de camion 3,5 tonnes plus tard, je me dis qu'aller au stade sans aspirine ce n'est plus de mon âge, mais que ça va lancer le match, comme disent en général les commentateurs tv lorsqu'ils sont guettés par les bayements. Au contraire. Galvanisés par cette avance, les visiteurs rentrent dans leur coquille, et conservent leur ligne de conduite jusqu'à la mi-temps. On peut les comprendre, leur saison est faite de désillusion jusqu'à présent, la dernière et la plus grosse datant de mercredi seulement. Et le milieu, qui a tant fait parler et cogiter avant ce match, parlons-en, du milieu: De fort jolies choses signées Gourcuff, méritant une note artistique et valant le coup d'oeil, ça flatte ce même oeil mais c'est gérable pour l'adversaire, en quelque sorte. Une première mi-temps poussive, empruntée et sur le reculoir de la part de son compère Fernando. D'un côté, on a envie de lacher la critique acerbe, de l'autre..."Supportons toujours", quand c'est une devise, n'est-ce pas, on se comprend ! Les deux furent bien plus à leur avantage en seconde période, est-ce leur rendement qui a déterminé celui de l'équipe, ou bien l'inverse ? Je ne saurais dire, et ça revient à disserter sur le sexe des anges, ce qui peut être un dérivatif comme un autre, lors des mi-temps frustrantes. Jussiê s'est certes goinfré (parfois, pas abusivement non plus) en pure perte après son entrée, mais, du moins, est-il à même de remettre l'équipe dans le bon sens, à même de jouer juste sinon intelligemment. La vista, quoi, en d'autres termes. Et comme on ne s'est jamais autant gratté la tête d'un air dubitatif sur l'entrejeu Girondin depuis le début du millénaire qu'en ce moment, on dira que c'est déjà ça... Juste avant la pause, d'un cafouillis incompréhensible vu des tribunes sort un pénalty, littéralement "cadré" par Cavenaghi, puisqu'il fait vibrer sans dommage les bois de Viviani. Voilà de la matière à commentaire au moment du pipi-clope-salut-ça-va-et-toi. Coaching difficile à pronostiquer, Placente sort, et Trémoulinas glisse arrière gauche, sans doute pour la photo 100% Réunionnaise de L1 Payet/Trémou. Trémoulinas n'est certes pas à accabler dans ce match, mais n'est pas le maraudeur intenable sur le flanc offensif qu'on peut voir parfois à Galin. C'est bien simple, pas un débordement ni un départ en dribble réussi. Perrin a défendu en tongues dans un transat. Défenseur, il a rendu une copie d'élève du peloton de tête, mais a joué statique, la tête haute et le nez au vent, comme en recherche d'inspiration dans l'aérologie. Une prestation de défenseur qu'on peut qualifier d'artisanat honnête, pas forcément labellisable développement durable du joueur au poste. A noter que cette impression défensive fut très facilitée par la sortie de Payet remplacé par Varrault à l'heure de jeu. Mais il fallu que Bellion vienne occasionnellement bouter le feu à gauche pour que Benoît lâche un peu les chevaux offensifs. Dommage. 56ème, coup de patte de Gourcuff, et tête Sheringhamienne de Cavenaghi (comme lors du retour au score contre Caen, en plus déviée), impeccable petit filet devant le VS. Le stade, qui s'était très étonnament enflammé à la minute précédente pour l'entrée de Marouane à la place d'Abdou Traoré, à qui on accordera les circonstances atténuantes pour la pâleur de sa copie, commence à y croire. Et il y a de quoi y croire. Au bord de la rupture pendant une grosse demi-mi-temps, les visiteurs s'en remettent à Tavlaridis, qui rime comme jamais avec in extremis, pour sauver la nation à deux reprises, sous les coups de boutoir de Cavenaghi (double occase, à la 68àme). Un autre coup-franc de Gourcuff passe à un cheveu (allez, un dreadlock si l'on veut) des pieds de Chamakh et Cavenaghi. Ramé est touché dans un choc avec Liganzi, Valverde entre, ce n'est évidemment pas le troisième changement dont on rêvait (le prono à cet instant là était plutôt: entrée d'Obertan à la place de Bellion). Toutefois, ça continue par vagues Marine, et le tempo baisse à peine, parfois haché par le sifflet arbitral, pas toujours à très bon escient nous a-t'il paru. Mais les Stéphanois plieront sans rompre, dernière mèche allumé par Cavenaghi dans le temps additionnel, Tavlaridis veille. Il fallait bien toute la gentillesse et l'esprit du Gueux autour du verre post-match pour me tirer un sourire qui ne fut pas trop répertorié masque, ou forcé sous prétexte que c'est dimanche soir et sortie: Merci Rob', merci encore ! Le coeur n'y était pas, et pas seulement dans les travées peu garnies... Feuille de match: Parc Lescure, soirée douce en dépit d'un net coup de froid à la 27ème, arbitre Mr Enjimmi, parfois incompris. 23-24000 Spect. à peine en alertant les bébés, et tribu de Gueux inclue. Cartons jaunes: Chalmé 38ème, Dernis 57ème. Buts: Cavenaghi (57ème) Payet (27ème). Changements: Placente par Jussiê (mi-temps), A Traoré par Chamakh 56ème, Payet par Varrault 59ème, Dernis par Liganzi 65ème, Machado par Ilan 71ème, Ramé par Valverde 76ème. Girondins: Ramé puis Valverde 76ème, Chalmé, Planus, Diawara, Placente puis Jussiê 46ème, Fernando, Abdou Traoré puis Chamakh 56ème, Trémoulinas, Gourcuff, Bellion, Cavenaghi. ASSE: Viviani, Perrin, Benalouane, Tavlaridis, Dabo, Matuidi, Landrin, Dernis (Liganzi 65ème), Payet (Varrault 59ème), Machado (Ilan 71ème), B. Gomis.
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En quatre matches de L1 à domicile, les Girondins ont été menés à trois reprises.