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| Écrit par dada | ||||
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Qui s’y frotte s’y pique, devise Nancéenne, à l’attention de tout conquérant un brin aventureux. Pour ce dernier match avant Cluj, le banc tournant Bordelais fait de nouvelles victimes : Chamakh, Jurietti, Planus, Gouffran, Obertan, auxquels il faut ajouter Fernando qui se plaignait du dos. Ce sont le Nancéens qui frappent les premiers, d’entrée de jeu … avant de vite revenir à leur défense regroupée. Wendel allume les premières mèches, la première est contrée, la seconde ne trouve pas preneur. Dommage. Les Lorrains ne bronchent pas et ne dérogent pas à la discipline imposée par Corréa : on attend, on attend et on attend ... Pour passer le temps, Henrique (du nez) lutte avec son alter-égo André Luiz (du pied): résultat, un petit saignement pour notre Brésilien, rien de méchant. Par contre, Placente prend la première biscotte pour un acte d’antijeu. Sur un dégagement anodin, intervient le premier tournant du match : Ramé se plaint au niveau des adducteurs. Valverde part vite s’échauffer mais cela donne des idées aux Nancéens. Sur un corner, le gardien-capitaine, sans appui voit une tête d’André Luiz s’écraser sur sa transversale. Avertissement sans frais mais les choses sont claires : l’ASNL profitera de toute les opportunités.Cavenaghi répliquera vite de la tête, hors cadre alors que Bracigliano était battu mais le changement de gardien donne des idées aux Lorrains. Hadji est stoppé par la défense, Bérenguer s’essaye par deux fois mais c’est deux fois dans les tribunes et les panneaux publicitaires. Nancy pousse un peu, c'est ainsi que Diawara prend aussi sa biscotte, en voulant enrayer les tentatives nancéennes. Bordeaux se remet en route, mais on a l’impression que les joueurs se contentent de rester aux abords de la surface, guettant la faille ou l’erreur défensive. En témoignent ces 4 tirs en 5 minutes : Cavenaghi (de loin, à côté), Gourcuff sur un coup franc malin (repoussé par Bracigliano), Wendel d’une frappe sèche (toujours Bracigliano) et de nouveau Gourcuff (au dessus). Certes nous tentons, certes nous tirons mais c’est souvent le fait d’un choix individuel, pas collectif. Peu avant la mi-temps, Ducasse est blessé sur un tacle appuyé de N’Diaye et doit laisser sa place au jeune Traoré. Deux blessés, deux cartons et un nul face à un mur, il était temps que cet acte prenne fin ! Les choses reprennent, nos joueurs semblent empruntés et cela redonne des idées à Correa qui change N’Guéma pour Brison, plus offensif.Offensif, Nancy ? Nan, c’était pour rire, les choses reprennent leur cours et revoilà nos Lorrains solidement recroquevillés dans leurs 30 mètres mais prêts à surgir sur n’importe quelle demi-occasion. Les Girondins ne s’en laissent pas compter et reprennent le bombardement de la cage adverse. Traoré se débrouille comme un chef au milieu et glisse de bons ballons vers les côtés, voilà au moins une chose encourageante ! Côté attaque, c’est toujours la même histoire, nous nous approchons, faisons la différence une fois, deux fois et nous perdons la balle, qui, dégagée, revient, inlassablement. Attaque-défense, schéma classique. Et alors ? Et alors, comme cela nous pendait au nez, sur un dégagement presque anodin, en profondeur, Hadji lutte avec Placente, qui l’emporte et remet en retrait pour … Hadji. Le Marocain dans sa position favorite, évite Henrique et ajuste Valverde d’une magnifique frappe : But !Ce n’est pas mérité, cela ne reflète en rien le match … Ce n’est pas juste mais le football n’est pas justice. Ne pas prendre de but et en marquer un de plus que l’adversaire, voilà la règle absolue du ballon rond. Les Girondins sont menés comme à Lorient mais aussi comme à Lille ou Paris. Nous jetons tout ce qu’il nous reste dans la bataille, mais cela ne paraît pas grand-chose. Blanc fait rentrer Chamakh à la place de Placente, Wendel glisse en latéral. Marouane se battra comme un lion au milieu de 4 ou 5 défenseurs, Gourcuff cadrera une superbe frappe mais Bracigliano la sortira, une fois de plus. Le sort est jeté, les Bordelais sont à terre. Nancy n’a pas eu honte de rester dans ses 30 mètres, devant son public, nous avons tiré 20 fois au but, dépassé les 60 % de possession de balle et nous n’avons eu qu’un seul tir cadré contre nous, il fût fatal. Ce match sera à décrypter car il risque bien d’inspirer nos adversaires présumés plus faibles. Nous ne savons pas percuter une défense aussi regroupée. Contre Le Havre, c’est lorsque ces derniers sont un peu sortis que nous avons ouvert le score. Le jeu bordelais est magnifique, techniquement, le collectif -quand il est en place- a tout pour faire rêver. Pourtant, nous sombrons dans la suffisance et la stérilité. Il faudra vite remédier afin de ne pas retomber dans un tel piège. Feuille de match :
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