Girondins-Stade Rennais 1-1: Addiction à la boulette
Envoyer
Écrit par JM   

Température vineuse (12°5). Un Parc Lescure délicatement brumisé, baignant dans une athmosphère tout droit venue de Dogger Bank. J'adore. En plus, cela va donner de la vitesse au jeu.

Une compo Girondine qui est celle que j'espérais. Même si elle était pronostiquée, ce n'est jamais fait d'avance. L'art du prono de compo rend aussi humble sous L. Blanc que sous Ricardo.

Bref, c'est le visage emprunt d'une béatitude franche que je contemple le coup d'envoi, donné par les visiteurs. 

Il débouche sur un corner concédé par Jurietti devant Thomert. Qui ne donne rien. Dès la 3ème, première des lourdes fautes de M'Bia, sur Fernando. Attroupement de joueurs, intervention des soigneurs, et le jaune ne reste pas au sec.

On constate que Gourcuff reste axial, le flanc droit est alternativement couvert, selon les phases de construction et de récupération, par un ensemble Chalmé-Fernando-Gourcuff-Alou Diarra-Chamakh.

Difficilement dessinable sur un schéma, et quelques amateurs de clarté rejoindrons probablement les nostalgiques du flanc fort de Ricardo: Faubert/Alonso, qui nous faisaient parfois prendre un terrain de foot pour un terrain de hand.   

Une tentative d'étude de vol géostationnaire d'un ballon Puma mouillé plus loin (Gourcuff dans l'axe à une trentaine de mètres), on constate que les Rennais abondonnent vite la possession pour le pressing haut, orchestré par M'Bia et un Jérôme Leroy toujours excellent dans l'axe et le premier rideau -le positionnement qu'il avait époque Psg plutôt que Lens.

On passe donc par les couloirs. Gourcuff tire un coup-franc que ne dévie pas Cavenaghi, pour le remake d'une figure de style connue et deux fois payante déjà cette saison.

Puis, décalé par Chalmé, Gourcuff part en dribble dans la surface, mystifie Fanni et frappe-cadeau pour Douchez, dans un angle "entre le mur et l'affiche". Cavenaghi, esseulé et proche, lui fera remarquer...

Sur la énième boulette individuelle défensive de la saison, on paye cash: Et nique Thomert (20ème).

Ah, la tradition du cadeau de bienvenue, on y tient. Le défenseur Girondin est une espèce hospitalière.

 Tir sans conviction d'Alou Diarra pas un poil dangereux (24ème), à al suite d'une action remarquablement construite.

Gourcuff allume le mur sur un coup-franc acceptablement placé pourtant (26ème).

Valverde est un de ces dialecticiens du rachat qui composent notre défense cette saison. Il gagne un face-à-face loin d'être évident, devant Briand, la minute qui suit.

Le match ne s'emballe pas, côté porteurs du scapulaire, bien que la possession de la beuchigue soit en faveur des locaux depuis l'entame. Les premières huées descendent des travées, obligeant le Virage Sud et les bonnes volontés éparses à encourager pour couvrir. On n'est pas des nantais, quoi, les mecs, ici c'est Lescure, deux passes ratées = le joueur conspué c'est la Beaujoire, quoi, enfin ! 

Séquence Vendée-Globe. Cavenaghi au service, pour Marouane. Dans un long glissement en crête de houle, on aperçoit le spinnaker de Chamakh pris en tenaille entre ceux de Mangane et d'un autre rennais, non identifié.  

Mr Auriac n'a pas de précis de droit maritime sur lui et ne sanctionne pas ce double arbordage plus que litigieux. Et là, on comprend que ça va être le drame. Mr Auriac a distribué 19 jaunes et pas un seul rouge cette saison. Il entend continuer. Mangane reçoit un petit jaune amical. Non mais c'est pas vrai ???

Mangane, sur un contre, est servi par Thomert et Valverde s'en sort. Retour aux vestiaires sous des lazzis fort mal à propos, le VS s'époumonne histoire de montrer qu'on ne siffle pas ses couleurs, devant la réaction les désagréables vociférants se déguisent assez vite en citrouille. C'est déjà ça.

Mais on retrouve les siffleurs à l'entame de la deuxième période. Un certain agacement. Cela provient d'absence de solutions de démarquage, on recherche Gourcuff, exclusivement, ou bien la tête de Chamakh en soluction longue.

Cavenaghi ne décroche guère, ne se ballade pas plus entre les barbelés, fait quelques vrais-faux appels pour de vraies-fausses pistes, utopiques pour la plupart.  

Alors on joue arrêté, la tête haute et la narine frémissante de l'analyste organoleptique spécialiste de l'H2O.

 Dans ce contexte, une mésentente Hansson-Douchez profite à Gourcuff qui s'échappe, marque et part chmbrer le parcage visiteur. Une boulette-cadeau partout.

Mais il ne pleut pas que de l'eau. Des coups aussi. Fernando et Alou Diarra dès le tout début de match, difficile de ne pas y voir une volonté délibérée, sûrment même des consignes.

Gourcuff, Chamakh par la suite. L'épine dorsale de l'équipe, rien moins que ça. Lemoine, M'Bia, Mangane ont fini le match. Voilà un rarissime exploit de ce sport. Il peuvent recommencer la même prestation, avec un autre arbitre, neuf fois sur dix ils n'atteignent pas la mi-temps. Quelle honte.  

Thomert est évacué sur civière après un téléscopage avec Valverde, afin certainement de reproduire une figure de style vécue ici il y a peu. Pas de chance, cette fois-ci, c'est l'auteur de la faute qui reste au sol.

69ème, carton jaune pour Chamakh pour une faute sur Lemoine, (péri-)pathétique dans l'antijeu depuis le coup de sifflet initial. Non mais on rêve, là.

On ne croit pas à ce qu'on voit: Chamakh averti pour une faute sur Lemoine. Dans les milieux autorisés, on parle au mieux de provocation, sinon de casus belli, et dans tous les cas de jugement inique, répété durant tout ce match, et toujours à l'avantage des mêmes.  

Du reste, Marouane sort peu après.  

 73ème, pénalty vu par le stade entier sauf Mr Auriac. Là, ça fait un peu beaucoup. Mais les Girondins poussent, et les visiteurs sont enfin durablement sur le reculoir.

Petite frappe de Cavenaghi 76ème. Enorme occasion pour Bellion, servi par Gourcuff, à la 82ème. Ce sera tout.

Dépité. Match à classer parmi les dép au Psg, à Nancy, à Nice.

Guy Lacombe, c'est Antonetti, Correa ou Puel. Mentalité épicier.

Avec l'énorme coup de pouce nécessaire, Rennes s'en sort.  

Ca valait l'AS Roma dans la prestation arbitrale, à part que c'était pourtant cent fois plus facile pour Mr Auriac, l'antijeu et les sales coups étaient limpides, donc aucune circonstance atténuante pour le directeur de jeu.

 Que les Rennais soient contents, je suis assez supporter pour pouvoir le concevoir. Qu'ils soient fiers, il y a là matière à placement d'urgence en unité psychiatrique.

Parc Lescure, 25213 spectateurs.

Arb.: M. Auriac. Avertissements: M'Bia 5ème, Lemoine 24ème, Mangane 39ème, CHmakh 70ème.

Buts: Thomert 20ème, Gourcuff 60ème.

Girondins:

Valverde, Chalmé, Planus, Diawara, Jurietti, Diarra (cap), Fernando, Wendel (Gouffran 61ème), Gourcuff, Chamakh (Bellion 71ème), Cavenaghi.

Stade Rennais:

Douchez, Fanni, Mangane, Hansson (cap), Bocanegra, M'Bia, Lemoine (Danzé 84ème), Leroy (Wiltord 65ème), Briand (Sow 88ème).  

 

 

 



Partagez cet article
 
 

Ajouter un Commentaire

Code de sécurité
Rafraîchir