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| Écrit par dada | ||||
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La tête ailleurs ... Avant le choc de Rome, qui occupe déjà tous les esprits, il nous restait à jouer le dernier du championnat, une formalité pouvions-nous légitimement penser ... Pour cette réception avancée, le banc tournant accueille ce soir Fernando, Gouffran, Obertan et Bellion, alors que le jeune Traoré est titularisé. Le reste de l’équipe est assez classique, et démontre que Blanc, en n’alignant pas une équipe bis, prend aussi le championnat très au sérieux. De son côté, Kombouaré a bâti une équipe digne du joueur qu’il a été : solide, vaillante, volontaire, un brin chamailleuse mais jamais trop méchante.Dès le début de la rencontre, les Valenciennois mettent la pression et impressionnent par la rigueur de leur replacement. Sans complexe, on attaque à 3, 4 ou 5. Et puis on défend à 8 ou 9. Organisation relativement simple, en fait : deux lignes compactes et resserrées, pour nous recevoir ; une bataille du milieu en partie gagnée grâce à une opiniâtreté de tous les instants et, il faut l’avouer de nombreuses fautes d’engagements. Et devant, des joueurs capables de peser sur une défense qui n’aime ni pression ni jouer en reculant. Rien de bien neuf ? Certes. Mais lorsqu’on s’apprête à jouer un match capital dans la ville éternelle, mentalement, affronter une équipe qui ne veut rien lâcher, c’est très dur.Résultat, un milieu qui s’est laissé marcher dessus, des joueurs passifs, attentistes et observateurs de Ch’tis qui rentraient dedans comme dans du beurre. Plus que nous gêner, ce sont eux qui se procurent les meilleures occasions : reprise trop molle de Pujol oublié (8ème), tête d’Audel hors cadre (13ème), frappe de Tiéné au-dessus (20ème). Le mal semble profond, Valverde ne rassure rien et ses sorties aériennes me feront toujours frissonner. Mais il ne peut être seul en cause, car c’est toute sa défense et le milieu qui sont engourdis. Les observateurs Romains doivent se régaler ! De notre côté, Wendel et Traoré sont timorés, Cavenaghi, Chamakh et Gourcuff tentent de faire la différence mais c’est en vain : les 30 mètres adverses sont bien trop denses.Que nous reste-t-il alors ? Attendre l’erreur ... Elle vient sur un coup franc mitigé, suite à un contact entre Mater et Jurietti. Tandis que les Valenciennois discutent, Jurietti lance Wendel en profondeur qui, d’une passe sans contrôle, sert idéalement Chamakh. Le Marocain reprend de la tête : 1-0 (34ème). Sans mérite, mais le football n’est ni justice ni vérité. Demandez à Paris, Nancy ou Lyon ce qu’ils en pensent … Le rideau tombe sur le premier acte, force est de constater que si tous les chemins mènent à Rome, nous sommes loin de la ballade, tranquille et sereine. Dans les vestiaires, Blanc et Gasset ont dû recadrer les Girondins. Ordres de la seconde période : d’abord, ils ne passent plus, ensuite on marque et on ferme la boutique. De toute façon, ce soir, on ne pourra rien espérer d’autre …On reprend sur un coup franc bien placé. Le tir de Gourcuff est contré par une tête, Abardonado, en voulant dégager, sert Cavenaghi. L’Argentin, parfaitement démarqué, en a marqué de plus difficiles : 2-1 (46ème), la première moitié de la mission est réalisée. Reste à ne pas prendre de buts. Contrairement à la révolte du premier but, celui-ci marque nettement les Valenciennois qui, en plus de commencer à accuser la fatigue, semblent se désunir à leur tour. Des passes ratées, des espaces entre les lignes, des incompréhensions … le doute a changé de camp. Passé un quart d’heure de léthargie, VA sort la tête de l’eau. Sur un centre disputé, Valverde commet une grosse faute de main et son poteau nous sauve d’une égalisation qui nous aurait fait du mal (57ème). L’alerte est passée mais elle nous rappelle à nos devoirs de défense. Diarra en bon capitaine montre l’exemple et s’emploie à faire le ménage au milieu ou devant la surface. C’est fini, nous l’emportons, sans la manière, sur la plus infime marge, face au présumé plus faible du Championnat mais l’essentiel est là : la victoire revient après 3 matches de disette. Girondins : Valverde, Jurietti, Diawara, Planus, Chalmé, Diarra, Gourcuff, Wendel (Obertan 77ème), Traoré (Gouffran 76ème), Chamakh (Fernando 68ème), Cavenaghi. Valenciennes : Penneteau, Abardonado, Rafaël, Bisevac (Ducourtioux 43ème), Tiené (Traoré 61ème), Belmadi, Sanchez, Saez (Danic 80ème),Audel, Pujol. Buts : Chamakh (34ème) et Cavenaghi (46ème) pour Bordeaux, Pujol (43ème) pour VA. Avertissements : Jurietti (prise de judo, 58ème) pour Bordeaux, Bisevac (énième faute collective 18ème) et Audel (contestation 40ème). Stade du Parc de Lescure (ou Chaban-Delmas), 18717 seulement, 10° au coup d’envoi, pas de vent. Courte pluie lors du but visiteur. Arbitrage moyen d’Alexandre Castro, parfois un peu trop loin des actions, du laisser-faire aussi mais de la pédagogie utile lors des quelques crispations.
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