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| Écrit par ebola | ||||
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Il est des soirs où il convient de ne pas se manquer. Lorsque les statistiques d’une saison vous indiquent que vous avez été jusqu’ici incapable de vous sublimer face aux autres prétendants, lorsque le favori s’est fendu d’une contre-performance la veille vous offrant, alors que les poursuivants ont montré qu’ils avaient les crocs, l’occasion de revenir au contact. Non, il est des soirs où il ne faut pas se manquer. 20ème journée de la Ligue 1 « Orange givrée » (6,55€ chez Thirie(z)t), Bordeaux recevait le PSG et ne s’est pas manqué.
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Ah les grands matchs de Ligue 1, ceux qui vous remplissent un stade même un dimanche soir à 21h par grand froid, ceux qui font se déplacer les dirigeants car attirent la lumière, ceux qui enflamment les journalistes ne manquant pas d’utiliser ce produit d’appel de leur vitrine footballistique, ceux qui poussent votre passion à son paroxysme (la défaite est toujours humiliante, la victoire sublimissime). Ils ont toujours un parfum particulier ces grands matchs. Ce Bordeaux – PSG ne devait pas déroger à la règle. Blanc avait prévenu : le sprint final a déjà commencé, les Girondins, jusqu’ici incapables de se débarrasser d’un adversaire direct doivent marquer leur territoire s’ils veulent prétendre à quelque chose. Il joint la tactique à la parole. 4-1-3-2 de folie à l’entrée des joueurs. Ramé dans les buts avec devant lui Tremoulinas – Henrique – Diawarra – Chalmé. Diarra, traditionnel nettoyeur relanceur et véritable dépositaire du jeu bordelais (avis personnel), voit devant lui un quintet offensif qui fait pâlir d’excitation : Wendel – Gourcuff – Jussiê pour servir Chamakh – Cavenaghi. Objectif : étouffer le 4-4-2 parisien (Landreau – Ceara – Traoré – Camara – Armand – Makélélé – Clément – Sessegnon – Rothen – Giuly – Hoarau).
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D’entrée les consignes sont appliquées. Bordeaux joue haut, presse et tente de bloquer toute relance parisienne. Pourtant, comme souvent, la première grosse occasion est parisienne. Rothen déborde côté gauche et trouve Giuly au second poteau. Ce dernier dévisse totalement et manque un but qui lui était quasi offert. Les Girondins repartent et Gourcuff obtient un coup franc généreux côté gauche. Celui-ci est frappé à la perfection sur la tête d’un Diawarra qui déchire la défense parisienne. 1-0, dixième minute, le match est définitivement lancé. Bordeaux reste haut et manque de doubler la mise dans la minute suivante sur un copier/coller du coup franc précédent, cette fois manquée par Cavenaghi. La maîtrise est marine et blanc, Paris ne parvient pas à relancer alors que le quintet offensif se régale. Sur une action magnifique, Jussiê, insaisissable, manque de tromper Landreau en croisant trop sa frappe. En face, Sessegnon joue les plongeurs et évite un second carton jaune pour une simulation oscarisable. Bordeaux domine et va offrir le premier instant magique de la soirée. Suite à un bon pressing le ballon est récupéré à 40m des buts parisiens. Chalmé est servi dans le rond central et voit l’appel de Cavenaghi. S’en suit une ouverture énorme de 40m que l’argentin magnifie d’un intérieur du pied pleine lucarne. 2-0, 35ème minute, Lescure chavire, Paris coule. Et pourtant, Armand est à deux doigts de sortir la tête de l’eau dans les minutes suivante. Malgré cela, le jeu est bordelais. Un mouvement d’école Jussiê – Gourcuff – Jussiê – Cavenaghi – Jussiê dans l’axe parisien revient sur l’argentin qui manque l’occasion du doublé. Mi-temps, la messe semble dite, ovation et joie générale perceptibles à la télé malgré les micros Canal plussiens qui, branchés en mode « à fond les gamelles » devant le kop parisien, laissaient à penser que Lescure était bleu et rouge ce soir…
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La seconde période démarre comme la première : par une situation parisienne. Giuly lance Hoarau mais Chalmé offre le tacle de la soirée. Le rythme n’est pas le même. Bordeaux gère alors que Paris s’embourbe. Pourtant, Sessegnon, sans doute le parisien le plus tranchant, touche du bois sur une erreur de concentration de la défense bordelaise après une touche (encore une dira-t-on). Pourtant le match s’endort quelque peu malgré les boulettes des Ceara et autres Landreau. Cavé sort sous les applaudissements de la foule et va ainsi tranquillement pouvoir assister au moment de grâce. Chalmé récupère à 20m et sert Gourcuff dos au but à l’entrée de la surface…comment décrire ce but……deux doubles contacts enchaînés histoire de mystifier Armand et Traoré, suivis d’un pointu-exter lucarne opposée…le lyonnais Margotton l’annonce lui-même sur Canal : Régalez vous !!! 3-0, tarif syndical. Le match est plié, Paris vendange à deux reprises par Luyindula et Sessegnon. Gourcuff s’offre son ovation et le chrono file gentiment. Puis, histoire d’enfoncer le clou et de bien marquer les esprits, Bellion sert Fernando qui s’offre son geste technique au prix d’une feinte de frappe couchant Landreau. 4-0 en marchant, symbole d’un match tellement dominé que le dénouement ne pouvait être autre. Bordeaux recolle ainsi à Lyon, reprend sa deuxième place et éloigne les PSG. LA bonne opération du week-end. Les joueurs « La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer. » Saint Exupéry. Feuille de match : L1 / 20eme journée
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