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| Écrit par ebola | ||||
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Et puis viennent ces signes annonciateurs auxquels on ne prête attention sur le coup : le speaker nous annonce les scores sur les autres terrains, entrée dans la quatrième dimension avec le 5-0 de Grenoble, Nice mène alors devant Lille. Vient ensuite l’annonce des 11 de départ et j’ai la bonne idée de chambrer mon voisin lorsque le speaker annonce « notre buteur Jimmy Briand ». Comme d’hab, je pourris un joueur, comme d’hab, il est décisif…..on va y revenir. Côte bordelais on a donc la spéciale ligue des champions, ce fameux 4-5-1 que j’aime tant avec Carrasso dans les buts, une défense Chalmé – Ciani – Planus – Trémou, la sentinelle Diarra épaulé de Fernando dans le rôle du relanceur et le quatuor Plasil – Gourcuff – Gouffran – Chamakh devant. A en faire frissonner les bretons. Le match débute, d’entrée Bordeaux se la joue fluide avec l’enchaînement Plasil – Chamakh mais d’entrée, comme l’an passé, Rennes marque sur sa première situation : récupération d’Hansson qui donne à Bangoura. Ce dernier lance Briand qui sans contrôle sert Marveaux seul plein axe (!!). Ca fait 1-0, deux minutes de jeu. Pas de soucis, on l’a fait l’an passé. D’autant que Bordeaux n’est pas si mal en ce début de match (on doit être à 65% de possession de balle). 10ème minute : Diarra à la lutte stoppe sa course, pour lui le match est terminé. Wendel entre et dans la foulée Gouffran se retrouve lancé par Plasil pour un face à face avec Douchez. La frappe du girondins trouve…..la touche. Puis, Fernando m’offre sa dédicace. Ballon perdu plein axe à 20 mètre, frappe moisie de Leroy contrée par Ciani, Marveaux récupère et Plasil le fauche…penalty. Briand, que j’ai décidément bien fait de pourrir en avant match, transforme, ça fait 2-0 sur les deux première frappes rennaises. Dans la foulée, la seule erreur d’arbitrage de monsieur Ennjimi : Wendel se fait découper par Mangane plein axe mais Gourcuff (je crois) sert Trémoulinas alors seul dans la surface. Pourtant point de règle de l’avantage, M. Ennjimi interrompt immédiatement l’action, on se dit que Mangane va prendre cher…..bein non en fait. C’est Fanni qui récolte (!!). Ca valait vraiment le coup de couper l'action bordelaise. Comme d’hab, le coup franc tiré par Gourcuff ne donne rien. On a le ballon mais on reste étonnement fébrile derrière. A l’image de Ciani qui s’offre un joli tour de rein sur l’action de Bangoura (que j’aime ce joueur) dont la frappe sera magnifiquement détournée par Carrasso alors qu’elle partait nettoyer la lucarne. Notez le bien, c’est le seul arrêt de Carrasso pour l’ensemble du match, le seul tir cadré qui ne fera pas but. C’est alors que débute le pilonnage bordelais : Ciani, Plasil, Gouffran, Gourcuff puis de nouveau Gouffran se procurent des occasions toutes plus grosses les unes que les autres. En face, Douchez sort tout….gardien en transe ou attaquant maladroit, la vérité est sans doute entre les deux avec, je pense une tendance à pencher sur la maldresse bordelaise. Mi-temps. On ne doit pas être loin de la dizaine de tirs bordelais, 3 pour les rennais, une possession de balle totalement blanche et c’est pourtant Rennes qui bascule avec deux buts d’avance… Le temps de filer à la buvette, de discuter très brièvement avec monsieur Duga21 que Bangoura s’offre son but. Servi par Leroy, il frappe sans contrôle, la frappe est magnifique, Carrasso ramasse…..Quatrième tir rennais, troisième but…indécent. En Bordeaux reprend sa domination. Cavenaghi part s’échauffer, c’est sur dis-je à mon voisin, cette année on vous fait le coup de Monaco. D’autant que Chamakh marque…refusé pour une poussette plutôt grossière. Mais ça pousse. Wendel sert Gouffran sur coup-franc : but. Bizarrement, les tribunes rennaises, déjà peu bruyantes (j'avais halluciné lorsque Bangoura avait demandé l'appui du public alors que Rennes menait 2-0 contre le champion sortant), s’éteignent encore plus. Mais les bretons ont de la ressource. Ils se la jouent « ola ». Ca tombe bien Wendel expédie une merveille de coup-franc dans les filets d’un Douchez impassible. 3-2, là, ça devient sérieux, tout le monde se rasseoit… Cavenaghi aussi… Briand laisse sa place à Gyan. Ovation. Sur son premier ballon, celui qui marcha sur l’eau pendant la CAN s’offre un petit pont sur Planus, prend Ciani de vitesse et enroule de 20-25 mètres dans la lucarne de Carrasso….4-2, cinquième tir rennais du match. Il restait 12 minutes. Le match est plié. 12 minutes pour rien, Bordeaux ne joue plus, Rennes gère, les supporters rouges et noirs décident alors d’encourager leurs joueurs lorsqu’on entre dans les arrêts de jeu : ou comment ne pas savoir utiliser au maximum une enceinte pourtant faite pour se la jouer chaudron. Mais il est comme ça le breton, il reste silencieux, se laisse manger pour mieux tuer froidement. Ce soir les douze bordelais qui ont foulé la pelouse l’ont bien compris. Alors Montpellier est à trois points, Lyon, en cas de succès demain à 6, les journalistes s’enflamment, le championnat est relancé (tain, le calvaire d’écouter RMC sur le retour). Restent les questions : pourquoi une telle fébrilité derrière ? Pourquoi une telle maladresse devant le but ? Quand-est ce que Chamakh et Gourcuff cesseront de systématiquement jouer tous les deux ? A quand un arrière droit à Bordeaux pour mettre à mal le confort de Chalmé, une nouvelle fois médiocre (allez, petite phrase de mon voisin « J’pensais pas qu’il était si mauvais Chalmé, j’croyais qu’il était vraiment un de vos cadres, une valeur sure ») ? Mais surtout, celle qui me hante, pourquoi Blanc n’a procédé à aucun changement dans ce match (surtout lorsque les rennais sont au fond du trou) ? Il s’est claqué Cavenaghi à l’échauffement ? On se souvient tous de son « coaching » l’an passé à Monaco : ce soir, rien, totalement absent. Sur que les journaleux vont rebondir la dessus en se demandant s’il n’a pas la tête en bleu. Une chose est sure, il va falloir passer le bleu, le bleu de chauffe. Monaco, Sainté, Lorient s’annoncent en une semaine. Tout faux pas pourrait être catastrophique sur la suite de la saison. Rennes – Bordeaux avait préfiguré la fin de saison bordelaise l’an passé, espérons que ce ne soit le cas de celui de ce soir. Stade Rennais : Douchez - Fanni, Mangane, Hansson cap.), Bocanegra - Lemoine (Tettey 45'), M'Vila, Leroy - Bangoura (Danzé 71'), Briand (76'), Marveaux
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5 tirs cadrés rennais, 4 buts encaissés, 3 points d’avance sur le second, 2 buts inscrits, 1 blessé et 0 point : voici le résumé le plus court possible que l’on peut faire de cette soirée bretonne.