OGC Nice- Girondins, par Moya
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Écrit par Moya   

Belle présentation signée Moya de sa ville et du Gym, merci !

 

Bon, comme il me l'a été demandé à l'unanimité du forum (heu, enfin, par Zezu), je vous fais une petite mise-en-bouche (@Manu) de ce choc de la 5ème journée entre l'OGCN et le FCGB.

Avant de vous présenter le club, pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire de l'hôte des Bordelais, je vous fais un court rappel historique de cette ville et de ce département dont les liens avec la France restent assez récents.

Ce sont les Grecs qui fondèrent Nikäïa au IIIe siècle av. J.C. sur le site appelé aujourd'hui "la colline du château". Auguste, quant à lui, préfèrera développer la cité sur le site de Cemenelum (Cimiez) et en faire le chef-lieu du département des Alpes-Maritimes. Mais la ville de Cemenelum est abandonnée au IIIe siècle en raison de l'insécurité résultant des invasions barbares, au profit du site de Nikaïa, plus sûr.

Au Moyen-Âge, comme partout en Europe, en raison de la désagrégation du pouvoir royal, le terriroire niçois est constitué en un comté, le "Comté niçois", plus petit que les Alpes-Maritimes (il ne comprend pas des villes comme Antibes ou Cannes, par exemple). En 1388, ce comté se place sous la domination de la Maison de Savoie (qui deviendra au gré des guerres ou des échanges de territoires, le royaume de Sardaigne). Tout se passe bien dans le meilleur des mondes entre le Comté et son souverain sarde, puisque celui-ci laisse aux habitants ses particularismes et une assez large autononomie.

Cette tranquillité est parfois troublée par des tentatives d'invasion extérieures, le territoire niçois constituant un emplacement statégique. Ce sont les Turcs, par exemple, au XVIe siècle qui vont essayer de l'envahir. Mais, c'était sans compter sans notre "Jeanne d'Arc" locale, Catherine Ségurane, une simple lavandière. La légende raconte qu'elle s'est mis dos aux Turcs qui allaient envahir le château et retroussa ses jupons. Les Turcs, horrifiés du spectacle, se seraient sauvés . Louis XIV,entre autres, essaya aussi par deux fois d'envahir le Comté, sans succès.

Mais cela va être différent à la Révolution puisqu'en 1792, les troupes françaises envahissent la ville et créent le département des Alpes-Maritimes, en 1794. Cette occupation est rejetée par la population niçoise qui n'aura de cesse de s'opposer à la domination française. Le calme revient en 1814, à la Restauration, lorsque le Comté repasse sous la protection des princes de Savoie et ce, jusqu'en 1860, date du rattachement définitif du Comté à la France. Le département des Alpes-Maritimes est ainsi créé, auquel est ajouté l'arrondissement de Grasse.

 

Il faudra toutefois attendre la Libération pour que le Comté de Tende soit lui aussi incorporé aux A.M.


Voilà donc une courte ( ) histoire niçoise qui fête cette année les 150 ans du rattachement à la France.

Si l'histoire de Nice a parfois été tumultueuse, celle de son club de football a également connus des moments forts (admirez la transition pas du tout forcée ).

Le club, l'OGCN, a été créé en 1904 mais c'est dans les années 1950 qu'il va connaître ses heures de gloire. Durant cette décennie, les Niçois seront à quatre reprises champions de France, en 1951, 1952, 1956 et 1959. Ils gagneront également deux coupes de France, en 1952 et 1954. Il faudra toutefois attendre 1997 pour que le club engrenge un nouveau trophée, la coupe de France.

Hormis cette période faste des années 1950, l'OGCN connaîtra des moments beaucoup plus difficiles, comme beaucoup d'autres, avec plusieurs descentes en D2. Ainsi, par exemple, les deux dernières décennies seront essentiellement marquées par des problèmes financiers, dont un dépôt de bilan. Si, aujourd'hui, ces problèmes semblent résolus (quoique), le club peine à retrouver les sommets de l'élite. Mais, outre le côté purement sportif, les dirigeants doivent régler trois problèmes principaux.

Il y a, tout d'abord, la question des supporters niçois qui véhiculent une image plus que détestable. Le gouvernement a tranché avec la dissolution de "la Brigade Sud" à la fin de la saison dernière. Cela suffira-t-il ?

Il y a ensuite le problème du stade. Le Ray n'est plus aux normes et n'est pas adapté à un club de l'élite, non seulement en raison de sa faible capacité (un peu plus de 17 000 places) mais on voit également visuellement qu'il souffre, mais alors, il souffre vraiment, le pauvre.

Un nouveau stade doit voir le jour en 2013, situé à l'ouest de la ville, à la périphérique, au bord de la RN 202. Cette implantation ne fait pas l'unanimité (même si la question n'est plus réellement d'actualité), les supporters auront plus de difficultés pour s'y rendre (par repport au centre ville actuellement). Le problème sera en partie résolu avec la création d'une ligne de Tram d'ici là. Reste que cela risque d'être amusant les soirs de match couplé aux sorties de concert, du centre de spectacle, Nikaïa, qui vient d'être construit (déjà rien qu'avec le seul Nikaïa c'est chaud).

Le dernier chantier est celui du centre d'entrainement. Enfin, centre d'entrainement, c'est un grand mot et c'est peu dire. En effet, il est situé actuellement au bord de la RN 202, à quelques mètres de la route. C'est juste un terrain, entouré de grillages et qui est accollé à plusieurs terrains pour les plus jeunes.

C'est ça, et rien d'autre. Ah, si un parking et 2/3 barraquements (vestiaires, bureaux), c'est rudimentaire au maximum. L'expression qui revient continuellement, c'est que c'est "indigne d'un club de L1".
Non seulement, les entrainements ne doivent pas être facilités dans de telles conditions mais il est également impossible pour le club d'attirer de grands joueurs dans ces conditions (ils s'enfuieraient en courant).
Le club a donc pris la décision de construire un centre d'entrainement d'ici deux ans.


Au regard de ces projets, le club devrait revêtir un nouveau visage d'ici quelques années. A voir...
Pour l'heure, dimanche, les Girondins devront se rendre une nouvelle fois au Ray, face à une équipe qui devrait largement être à sa portée. Mais, malgré la perte de Rémy et des problèmes de trésorerie, l'OGCN a plutôt de bons résultats en ce début de saison. A l'inverse, Bordeaux est en pleine reconstruction. Ce sera donc, sans aucun doute, un match difficile.
Petit clin d'oeil, Modeste et Traoré reverront leurs "anciens" coéquipiers à peine quelques semaines après les avoir quittés (bon, Traoré, ce n'est qu'un prêt).


Dernière chose : trois points épissetou



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