A Rennes, on est bien à l’Ouest.
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Écrit par ebola   


Il suffisait que quelques matchs encourageants pour qu’on se rende au stade avec quelque espoir de résultat. Heureusement (ou pas), les Girondins ont beau changer d’entraîneur, ils gardent cette grande capacité à vite nous ramener sur terre.

Qu’attendre d’un match des Girondins à Rennes ? Pour mini-ebola, l’occasion de voir son Plasil en chair et en os (soyez rassurés, il le verra bien, les girondins s’échauffant à 3m de nous – joie d’être le long de la main courante). Sur le terrain, pour avoir vu les Bretons lors de chacune de leurs sorties européennes, le Stade Rennais brille par son inconstance pendant la rencontre et la dynamique actuelle des deux clubs pouvait laisser augurer à une belle opportunité de recoller pour nos bordelais préférés.

Rennes - Bordeaux à trente minutes du coup d'envoi

Stade vide à 30 minutes du coup d’envoi (grand classique breton (voir la photo)), chants de noël qui vous éclatent les tympans (la sono à fond les gamelles, grande spécialité rennaise – au passage, toutes mes pensée pour le RCK qui s’il le voulait, n’a ainsi aucune chance d’animer l’avant match), des gamins invités affublés de bonnets de noël offert à l’entrée du stade, des sapins sur la pelouse, bref, l’ambiance classique d’un avant match Route de Lorient où t’en viens à te demander si t’es venu voir du foot (promis, je ne dirais rien sur la mascotte à la con qui fait son tour d’honneur avant chaque rencontre).

Annonce de la compo des équipes et première inquiétude : Ben Khalfallah est aligné à droite. Comme un méchant pressentiment. Pourtant, Bordeaux entre bien dans la rencontre. On voit quelques jolis mouvements et comme d’habitude cette saison, Rennes ne fait qu’attendre. Seulement, à la différence des matchs européens ou même VA (oui, j’ai été voir Rennes – VA), Bordeaux n’est pas dangereux. Rennes n’est guère mieux et on s’ennuie ferme jusqu’à la pause et le retour des chants de noël (m’avaient manqué ceux-la).

Retour des vestiaires, Brahimi remplace Doumbia. Mes voisins sont rassurés, on a enfin un meneur de jeu disent-ils. Ils devaient ne pas être là quand le même Brahimi était sorti conspué par le stade face à Udine. Mais il est vrai que l’entrée en 10 de Brahimi change tout. Rennes joue plus haut est se procure plusieurs occasions d’entrée de seconde période (Pitroipa bien servi par BenK, Brahimi sur une remise de Pitroipa). Sur une énième faute de la défense centrale, Kembo s’offre un joli but sur coup-franc. Gillot a beau enfin se décider à jouer à 11 en sortant les fantômes Bellion et BenK, rien n’y fera. Rennes déroule, Pajot en profite pour entrer dans tous les bons bêtisiers sportifs et les Girondins attendent tranquillement le retour des chants de noël. Rennes s’impose sans trembler, Costil rentre tout propre aux vestiaires, retour sur terre pour les roses et bleus qui devraient avoir étrenné le maillot « historique » pour la dernière fois de la saison. Ce serait le seul motif d’espoir de cette rencontre.

Résumé :

Les joueurs : 

Si la doublette Sertic – Plasil s’est tuée à boucher les trous béants laissés au milieu tout comme Carrasso au four et au moulin et Henrique occupé à couvrir un Planus lent et constamment placé 10m derrière tout le monde (sans doute un trip Beckenbauer, la classe en moins), pour les autres, le grand néant. Palme d’or pour le duo Bellion – Ben Khalfallah, l’une des pires doublettes de l’histoire. Le premier a beau sentir le jeu, il n’a semble-t-il pas la condition physique nécessaire à la pratique de cette activité. Quant au second, il n’a rien. Derrière, Sané semble progresser (je vais l’encadrer celle-là), on l’a même vu réussir quelques gestes techniques, Trémoulinas aurait tout à gagner à devenir milieu de terrain tant il ne sait pas ni se replier, ni défendre (bon il ne sait pas trouver ses attaquants avec ses centres automatiques même lorsqu’il n’y a personne mais bon, ça lui fait une bonne stat), Gouffran a probablement envisagé le suicide tant il n’a jamais vu le ballon. Maurice Belay quant à lui fait figure de super joueur dans cette mélasse (reconnaissons-lui la volonté de toujours provoquer). Côté entrants, Modeste s’est procuré la seule situation girondine, c’est dire, et Diabaté, toujours une injure au beau football, n’est désormais plus sauvé par son côté sauveur. Dernière anecdote, comme je le signalais sur le forum : extrême nervosité entre girondins ce mercredi. Assez étonnant, surtout quand tu vois Plasil et Carrasso venir engueuler violemment Planus après son tacle à la gorge sur un rennais.




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