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| Écrit par ebola | ||||
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Qui aurait pu croire que mi-février les Girondins seraient à six petits points du troisième avant de le recevoir ? Peu de monde. Du moins sans doute autant de personnes qui aurait pu deviner l’hallucinant scénario de ce Lille – Bordeaux. Car si, comme on pouvait s’y attendre, le 5-3-1-1 à la Gillot, qui fait penser à certains à un système semblable à celui du Napoli (personnellement, je vois plutôt un parallèle avec la philosophie de jeu du Boca de Falcioni), a cette fâcheuse tendance à voir les Girondins passer le plus clair de leur temps à subir, il n’en reste pas moins qu’il est efficace. Ce n’est certes pas spectaculaire, mais ça prend des points (Bordeaux est la 2e meilleure équipe du championnat depuis la reprise (10 points sur 12), seul Montpellier a fait mieux). Et pourtant, il reste des exceptions. Exceptions comme ce Lille – Bordeaux au cours duquel les défenses ont semble-t-il décidé de faire grève. Au coup d’envoi, on n’est peu nombreux à y croire. Lille semblant largement au-dessus des girondins, surtout après la piteuse prestation marine et blanche en terres lyonnaises. Onze de départ quasi inchangé pour Gillot : 3 axiaux, deux latéraux, toujours les même (une pensée pour Mathieu Chalmé), N’Guemo en sentinelle, Plasil dans le rôle du piston et NMB – Obraniak sur les ailes pour alimenter Gouffran. Et comme d’habitude ces derniers temps, ce sont les girondins qui frappent d’entrée. 2e minute, Obraniak déborde côté droit, repique dans l’axe et déclenche. Landreau, inspiré comme jamais ce dimanche, repousse sur NMB qui reprend et marque. 1-0, ça ressemble à du déjà vu ces dernières semaines. Lille prend le contrôle du ballon et tente de revenir immédiatement. Cela ne leur prendre que 6 minutes et un corner sur lequel Rozenhal, en deux temps, manque de décapiter Ciani mais propulse le ballon dans le but vide. 1-1 en 10 minutes, le Canal Football Club panique. Et ce n’est pas tout. Six minutes plus tard, NMB récupère une énième hésitation de la défense lilloise, centre en retrait pour Gouffran qui offre un caviar à Obraniak. 2-1. S’en suivra une longue période de possession lilloise ponctuée de quelques occasions mais ce Bordeaux/Boca semble rodé à faire le dos rond. Si bien qu’à la pause, en 2 tirs cadrés, Bordeaux mène 2-1. Réalisme. La leçon se poursuit d’entrée de seconde période. NMB, décidément excellent, prend Rozenhal et Pedretti de vitesse et s’en va tromper un Landreau dont le plongeon devrait rapidement prendre place dans tous les bons bêtisiers du foot. Landreau, décidément inspiré, qui va encaisse un quatrième pion sur un nouveau contre bordelais. Plasil récupère à 40m des buts, passe devant Mavuba et offre un petit centre en retrait pour Gouffran qui n’a qu’à dévier le ballon pour le pousser dans un but laissé vide par Landreau. 4-1 à l’heure de jeu, on frise le surréalisme. Mais Bordeaux reste Bordeaux. A force de subir, à force de courir après le ballon, les girondins s’épuisent et la lucidité manque. Incapables de conserver le ballon, les bordelais voient alors Lille s’installer dans leurs trente mètres. Hazard ramène le LOSC à deux buts avant que Debuchy, abandonné par le côté droit bordelais ne vienne fusiller Carrasso. Le dernier quart d’heure est terrible. Lille multiplie les assauts, Bordeaux résiste. Et comme toujours, fini par craquer. 90e minute, Hazard, plein axe, sert Roux, l’ancien brestois grille l’axe girondin et trompe Carrasso. 4-4 alors qu’on menait 4-1, comme un relan de Toulouse…. Sauf que. Mariano combine avec Jussiê, centre sur Sertic qui dévie le ballon pour Obraniak. Et l’international polonais de placer une demi-volée croisée. 7 tirs cadrés, 5 buts, 35 % de possession. Bordeaux s’impose 5-4 à Lille qui restait invaincu chez lui depuis la mi-août. Surrealiste. Les joueurs : Si Carrasso nous a encore sauvé (bien qu’encaissant 4 buts), même à cinq, la défense bordelaise offre toujours autant de garanties que la Grèce aux yeux de l’Union Européenne. Ciani a rechuté, Planus devrait vraiment arrêter de se prendre pour Beckenbauer et Trémoulinas se remettre au travail. Fort heureusement, les deux brésiliens de la défense ont fait leur boulot. Devant, N’Guemo s’est épuisé à tenter de pourrir les attaques lilloises (essentiellement axiales), Plasil n’a pas eu le rayonnement qu’on lui connaissait il y a quelques mois (même si superbe passe décisive). Reste que la force bordelaise aura été le réalisme de son trio offensif. NMB et Obraniak ont écoeuré la défense lilloise pendant que Gouffran a parfaitement joué son rôle de poison-pivot, sorte de Bertand Gille à la sauce foot. Résumé vidéo :
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