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| Écrit par JM | ||||
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Et encore... Les abonnés étaient invités, et c'était 2 € pour les autres ! Je cherche -en vain- la cause d'une telle débâcle, qui fait suite au peu reluisant 22000 et quelques spectateurs présents samedi pour Girondins-AJ Auxerre. Surréalisme toujours, la grève du VS, on a entendu le seul -et nombreux, très nombreux même, en proportion- parcage armoricain animer vocalement ce match. Le VS ne s'est réveillé qu'en fin de match, lorsqu'un capo a pris le porte-voix pour expliquer les raisons de ce retrait physique -puisqu'ils étaient regroupés dans le haut du Virage bas- et vocal. Et aussi, j'ai trouvé que c'était décevant sur le coup, mais il ne m'appartient pas de juger, pour quelques déclarations d'amour physique envers la ligue puis envers le futur adversaire lyonnais. Confirmation, donc, qu'hors du VS point d'animation -ce qui n'est certes pas une découverte-. C'est la première fois que j'entends, distinctement, les joueurs se parler à Lescure. Profitant de l'aubaine de ce silence, les commentateurs de travées s'en donnent à coeur joie. Au point qu'à la mi-temps, je rejoins Tom et je lui dit que mon rêve du moment...c'est une aspirine. Le chou farci par les boniments. La compo est audacieuse et -sans doute- impronostiquée. Deux gauchers sur les flancs défensifs, Cavenaghi-Chamakh alignés ensemble, Fernando capitaine et demi-déf', point d'Alou Diarra ou de Gourcuff... Début en fanfare, par Trémoulinas-l'exilé-à-droite (NB je me rappelais l'avoir vu à droite en Cfa, bien que gaucher). Un but qui aurait mérité meilleure célébration, juste devant le Monde du Silence, le VS vide en bas... Et les Girondins continuent à appuyer, Obertan fait taire les récents siffleurs -qui, peut-être, n'étaient pas là, eux- en enquillant un doublé en moins de dix minutes. Dont un tir superbe, poteau rentrant. Si ça pouvait le libérer pour la saison ! Etrangeté et surréalisme, suite: Alors qu'on se dit qu'on est peut-être devant un récital pur sucre des Haillan Globe Trotters là pour qu'on écarquille les yeux avec des "oh ! la belle bleue Marine", et des "ah, la belle blanche", les visiteurs trouvent le moyen de revenir dans la partie. Un coup de révolte, quelques longues balles distillées dans le dos, et on parvient à un péno, sûrement évitable, concédé par Placente. Eduardo transforme, et y va de son doublé dix minutes plus tard. Ah, tsseuh... On s'enrhume, les premiers frimas tombent sur une drôle de défense. Mon voisin me saoûle en prétendant qu'un Arlac-Coq Rouges a davantage de rigueur défensive. Mi-temps, donc. Et on ne savait pas, alors, que c'était "la bonne" mi-temps. La spectaculaire. Même si Cavenaghi était aux vendanges, et que le porteur de hotte, un certain Henrique, en pince plutôt pour celle du barbu éleveur de rennes. La suite ? Mi-ironique, mi-cherchant à agacer les agaçants, j'ai passé la seconde mi-temps un sourire goguenard aux lèvres, détaché du match comme si celui-ci n'avait pas lieu à Lescure, scrutant parfois davantage le disque lunaire que le pré, dans lequel gambade un étonnant Laurent Duhamel, au sifflet audible jusqu'à Bègles sans doute hier soir. A fredonner "Notre terre s'endort sous les yeux des étoiles - le soleil, fatigué, est parti se coucher - seul le chat, sur les toits, joue aux ombres chinoises - l'ariagnée, éveillée, file un rêve argenté". Puis à le siffloter. Non que le match fût inintéressant en soi (j'attends les commentaires sur les compos alignées samedi et hier par L. Blanc, elles sont très dignes d'intérêt et ouvrent des perspectives, à ce qu'il me semble). Non par mépris pour l'adversaire (tout au contraire, j'ai toujours bien aimé ce que représente EA Guingamp dans le paysage pro). Non plus parce que ça m'a semblé fait d'avance, ou plus exactement plié après le doublé de Gaby. Y'a qu'à voir les autres résultat de la soirée, rien n'est jamais fait... Non. Juste aux abonnés...absents. En quelque sorte. Mais présent. Surréalité, quand tu nous tiens... Feuille de match: Parc Lescure, 16500 spect. environ. Soirée douce sans eau ni air, 14°. Pelouse tirant sur le grassouillet. Arb. M Duhamel. Girondins: Olimpa, Trémoulinas, Henrique, Diawara, Placente, Fernando, Traoré, Obertan (Wendel 60ème), Gouffran (Bellion 80ème), Chamakh (Sertic 89ème), Cavenaghi. EA Guingamp: Gauclin, Bodin, Koné, Bassila, Deroff, Mathis (Colleau 80ème), Sène, Ogounbiyi (Bazile 67ème), Oruma, Soumah, Eduardo (Haquin 81ème). Avertissements à Mathis 26ème, et Sène (82ème).
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Moins de 17000 spectateurs, pour un match un jour férié à une heure décente et par une température douce (14°), sans pluie ni vent: