PSG - Girondins 0-3
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Écrit par dada   

Quel match ! Paris martyrisé, Paris humilié, Paris revanchard mais Paris ... encore battu !
Après la leçon de football donnée il y a quelques semaines, cette demi-finale était l'occasion pour les Parisiens de contester la domination de la machine Bordelaise.

 

 

 

Exit les pré-retraités aux noms ronflants, les Parisiens se présentent avec une équipe compacte, liant expérience et solidité. Seule inconnue : la doublette Hoarau/Kezman en attaque. De notre côté, Ramé, Chalmé, Henrique, Wendel ou encore Cavenaghi sont sur le banc mais Valverde, Jurietti, Planus, Gouffran ou Bellion sont sur le terrain.

D'entrée de jeu, les Parisiens se ruent sur nos buts et Valverde doit sortir deux belles parades. De bon augure, notre gardien est déjà chaud ...
Pas le temps de souffler, c'est coup pour coup ! Gourcuff expédie une mine de plus de 30 mètres, imité par Fernando, les deux tirs sont à côté.
Ce début de match est tonitruant, sans observation. La balle circule, les schémas et les blocs se heurtent sans cesse, Paris sort ses muscles, sa vicacité et surtout son envie alors que les bordelais respirent la sérénité technique, ce qui n'empêche pas d'être vif quand il faut accélerer.

Au quart d'heure de jeu, alors que les commentateurs de France 3 moquent l'inertie de nos attaquants et leur manque d'appel et de mobilité, Fernando récupère un ballon presque anodin à 35 mètres. Petit tour de passe-passe, faux appel, superbe mouvement d'ensemble. Le milieu Brésilien ouvre son pied pour Jurietti lancé,  ce dernier trouve un couloir libre, grace aux appels de Gouffran, il ajuste un centre magnifique en profondeur. Bellion propulse l'offrande dans le but de Landreau : 1-0 et l'action collective est de toute beauté.

Paris est assommé ! Les fantômes du 4-0 rodent déjà sur le terrain du Parc.

Bordeaux affiche une domination sans faille, techniquement, individuellement et tactiquement. Il ne reste aux Parisiens qu'à courrir après le ballon et espérer quelques rares maladresses. Pourtant, nos joueurs ne donnent pas l'impression de vouloir enfoncer le clou. Peut-être redoutent-ils ce PSG chez lui, bête blessée qui devant son public, peut encore se relever ...

Nous arrivons à la fin de la mi-temps et les Parisiens reprennent un peu de vigueur.
Nous reculons, patientant la fin d'un premier acte globalement bien maîtrisé mais c'est une erreur. La machine adverse n'est certes pas belle à voir, ses constructions ne sont pas limpides mais ses joueurs ont du caractère. La pression monte, coup-franc, corner, pénalty réclamé par le Parc tout entier ; nous sommes acculés, incapables de sortir un ballon correctement. Heureusement, en face, Kezman n'est plus que l'ombre de lui-même. Sa comédie permanente, ses exagérations et surtout son manque de réalisme nous rendent la tache presque facile. La mi-temps arrive sur ce constat : ils ont poussé mais nous avons tenu.

Second acte, Bellion blessé a dû laisser sa place à Jussiê. Mais pour le reste, on continue comme on avait fini ...
Paris est plus mordant, notre relance a du mal, les contacts se multiplient mais en dehors d'un choc entre Hoarau et Valverde, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent.
Arrive l'heure de jeu et ce que je considère comme le tournant du match. Hoarau fait une remise impeccable sur Kezman. L'attaquant Serbe -étrangement oublié par un Diawara spectateur- n'a plus qu'à ajuster pour égaliser ... sauf que ... il marche sur le ballon et rate l'occasion. Sa sortie théâtrale quelques secondes plus tard sous le huets du Parc marque une nouvelle date dans l'éternel psychodrame Parisien mais cela -en plus du recadrage tactique- a permis aux Bordelais de desserrer l'étau et de nouveau passer la ligne médiane.
Clément commet une grosse faute sur Jurietti dans la surface, pénalty ? Non, M. Ennjimi -assez bon dans l'ensemble- hésite mais ne siffle pas. Laurent Blanc préfère en rire ...
Egalisation manquée, pénalty non-sifflé, les Girondins sortent définitivement de leur léthargie et répondent enfin à l'engagement maladroit mais incessant des Parisiens. Pourtant, des signes persistants montrent que nous n'y sommes pas vraiment ... Des passes faciles en relance sont mal ajustées, des contrôles ratés, et même des occasions gâchées. Même Chamakh est tiède, c'est dire. 

Mais le chronomètre tourne en notre faveur. Le PSG s'épuise à ne pas marquer alors que nous, nous comptons les minutes.
Le bloc Bordelais tient bon, malgré la lenteur et les placements parfois incohérents de Placente, malgré que Planus ne soit pas si bon de la tête, malgré tout, nous ne sommes plus vraiment mis en danger. Diarra et Diawara à leur niveau endiguent tout ce qui passe. C'est aussi grace à leur physique que nous avons pu contenir les assauts de joueurs de la capitale.

Et comme c'est souvent le cas, lorsqu'une équipe pousse sans marquer, l'autre vient tranquillement lui porter le coup fatal.
Sur un contre mené par notre charnière centrale devenue subitement offensive, Jussiê met Diawara sur orbite. Le Sénégalais lobe sans contrôle un Landreau venu à sa rencontre. Merveille de but que n'aurait renié ni Cavenaghi ni bien des attaquants : 2-0, l'affaire est quasiment pliée.
Quasiment, car sur une réaction d'orgueil, Sessegnon délivre une frappe lourde, Valverde repousse sur Luyindula qui reprend à son tour ; nouvel arrêt du portier Girondin, grand homme du match. Le troisième but de Wendel -toujours sur contre- est anecdotique mais il enfonce encore plus les Parisiens (et les commentateurs de France 3, visiblement affectés) dans la lourdeur d'une défaite sans appel. Paris est dégoûté !
Certes on pourrait dire qu'ils n'en méritaient pas tant, mais leur impuissance et leur maladresse se sont heurtées à ce nouvel aspect de la machine Marine-et-blanche, le réalisme.

Bordeaux tient sa cinquième finale avec en perspective, une troisième victoire dans l'épreuve. Comme Lorient en 2002, les Bretons de Vannes n'auront qu'à bien se tenir !

 

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