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| Écrit par ebola | ||||
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S’imposer dans l’enfer du Stade Georgios-Karaiskakis n’est pas chose aisée, même quand les récents passages des équipes françaises tendent à prouver le contraire. Si vous ajoutez à cela le fait que cette saison Olympiakos a remporté tous ses matchs à domicile en Ligue des Champions, même devant l’équipe favorite des amateurs de PES, le fabuleux Arsenal. Au final, Bordeaux en profite même pour assumer sa place de meilleure défense de la compétition en étant la seule équipe à ne pas encaisser de but contre l’Olympiakos en Grèce. Certes, nombreux sont les détracteurs à venir nous expliquer qu’Olympiakos n’est pas le Barça ni le Real, mais ce tirage, comme le rappelait Ciani, Bordeaux le doit surtout à sa première phase quasi-parfaite qu’il vient de confirmer par ce résultat.
Le positif c’est aussi ce sentiment de maîtrise qu’ont su dégager les girondins à plusieurs reprises au cours du match, donnant l’impression d’arriver en terrain conquis comme un grand d’Europe pourrait le faire. D’ailleurs, à l’image d’un Valenciennes ou d’un Boulogne, l’Olympiakos a toujours montré des signes de craintes face au collectif bordelais, préférant se regrouper derrière pour tenter sa chance sur des contres. Un comble quand on nous promettait l’enfer. Sans doute aussi un signe que les girondins sont en train de changer de statut. Le positif c’est enfin certaines prestations individuelles : l’énorme match de l’axe Ciani – Planus, la performance (référence pour certains) de Carasso dans les buts ont été des signes plutôt rassurant surtout eu égard à nos dernières sorties lors desquelles la défense a souvent fait preuve d’une grande fébrilité. Mais tout n’est pas rose, loin de là. Au sortir du match on est un peu entre deux chaises : oui Bordeaux s’est imposé mais non Bordeaux n’a pas convaincu. La faute à un Olympiakos vraiment timoré incapable de se libérer devant son public, prouvant par la même qu’il est encore convalescent. La faute à un déchet technique incroyable pour un match d’un tel niveau. Lorsqu’on se souvient des précédentes sorties bordelaises, il est impossible de ne pas fulminer devant le manque de fluidité, de percussion, d’imagination, de lucidité affiché par le collectif bordelais, comme tel est le cas depuis le début de l’année. Comment ne pas s’énerver devant cette étrange sensation de suffisance (voire d’arrogance), cet apparent manque d’envie d’aller plus vite, donnant l’impression de se regarder jouer et de trouver ça génial ? La faute enfin à de nombreux joueurs encore bien en deçà de ce qu'ils peuvent faire : Gourcuff ne fait toujours pas les bons choix dans le jeu, Chamakh non plus, Fernando est toujours aussi irritant, Chalmé lui reste toujours aussi médiocre cette saison. Se pose aussi la question récurrente de ce 4-2-3-1 tant idolâtré par Laurent Blanc. On sait tous à quel point ce système impose une condition physique exceptionnelle pour être efficace. A l’heure où c’est (très) loin d’être le cas, pourquoi s’obstiner à maintenir cet équilibre si fragile. Car ne nous y trompons pas, plusieurs fois Bordeaux a frisé la correctionnelle : la tête de Melberg en début de match, les cinq dernières minutes (et le but refusé à Derbyshire parce que Derbyshire, tout anglais qu’il soit, ce n’est pas un nom). Bien que n’ayant pas encaissé le moindre but, bien que les meilleurs joueurs marines et blancs furent les défenseurs, il y a toujours ces moments de fébrilités qu’on ne connaissait pas depuis plusieurs mois. Enfin, le principal regret est aussi de ne pas avoir tué définitivement tout suspense quand on sait qu’un Bordeaux d’octobre – novembre l’aurait sans doute fait. C’est bien le principal aspect négatif de ce match : trop de questions restent en suspend comme c’est le cas depuis quelques semaines. Que se passera-t-il si l’Olympiakos venait à ouvrir le score à Lescure ? Ne regretterons-nous pas d’avoir pas haussé notre niveau de jeu pour définitivement clore tout suspense ? Bordeaux n’a toujours pas convaincu et semble toujours en équilibre instable : peut-on parler de guérison ou le vrai Bordeaux n'est-il pas celui la tout simplement ? Les défenseurs du positif vous diront qu’en attendant on gagne de nouveau et que jamais on aurait pu imaginer voir Bordeaux si bien parti pour figurer parmi les huit meilleures équipes européennes. Et si c’était déjà le signe que le pire est désormais derrière nous ?
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On attendait beaucoup de ce huitième de finale à disputer en Grèce. Entre craintes nées des performances récentes et certitudes acquises lors de la première phase, l’essentiel de la question était de savoir si les Girondins parviendraient à éviter de tomber dans le piège tendu par l’Olympiakos.