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| Écrit par ebola | ||
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Tout est réuni pour cela. Lescure est plein comme un œuf en mode cocotte : drapeaux de sortie, chants, pression, ambiance folie douce. Alors que Ferguson jouait la surprise Rooney à Manchester, Blanc sort aussi son « icône » peu attendue : Planus débute le match. Autre surprise, il semble enfin que les performances de Chalmé ont trouvé récompense. Pour paraphraser Malouda, Chalmé prend place à droite du banc. Le reste est classique : Diarra – Plasil au milieu pour alimenter le quatuor Gourcuff – Wendel – Chamakh et…..Jussiê. Ah tiens, troisième surprise. Face aux bordelais, Puel nous la joue en mode lilloise époque Ligue des Champions au stade de France. 3 milieux récupérateurs devant une défense à quatre, Bastos et Delgado déguisés en ailiers et Gomis dans le rôle de la brebis égarée, symbole à lui seul des volontés offensives affichées par l’OL. L’objectif est clair : Lyon n’est pas la pour jouer, tout juste faire déjouer. On s’attend alors à une forte pression bordelaise, ce genre d’entame que l’on avait connu un soir de 96, fameux soir qui hante les esprits les plus hardis ce soir. Que nenni. Lyon démarre fort, enfin, monopolise le ballon. C’en devient crispant et heureusement, les coups de pieds arrêtés viennent faire passer quelques frissons dans la défense lyonnaise pour enflammer le stade. Le tournant intervient lorsque Gourcuff décide de descendre à la cave chercher les ballons. Ca y’est, Bordeaux devient fluide et pousse. On est loin du Bordeaux sans envie de ces dernières semaines à l’image d’un Jussiê transcendé qui sprinte pour se replacer (à prendre en capture vidéo pour lorsqu’on racontera cela à nos enfants). Lyon recule et craque peu avant la mi-temps lorsque, une minute après une mine du capitaine Diarra venue perforer la barre transversale d’un Lloris battu, Chamakh vient conclure un superbe mouvement collectif. Lescure chavire et chante alors que la pause est sifflée. L’espoir est là. Même chez votre serviteur pourtant totalement désabusé par 3 mois éprouvants. Si Bordeaux appuie, on voit mal comment Lyon va tenir. D’autant que cet OL n’a rien d’olympique : 0 occasions, 0 frappes cadrées, derrière, on ne risque vraiment rien. Ca bétonne : Toulalan en individuelle sur Gourcuff, entre coups bas et hachages menus, le grand retour du catenaccio italien à la sauce Puel. Pourtant, il manque cette folie. Lescure a beau s’époumoner, il semble que cet oxygène manque terriblement à son Atletico. Il y aura des situations, des faits de matchs (on pense au penalty sur Chamakh, on pense à la non expulsion de Cissokho (surtout en première période). Il y aura surtout cette parade venue d’ailleurs de Lloris à 5 minutes du terme. Oscar Wilde écrivait : « Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais. » Ce soir, Bordeaux regrette de n’avoir pas eu assez de folie. Seul point positif de la soirée : on peut enfin dire adieu à l’un des maillots les plus laids de l’histoire du club.
La machine à déjouer passe : outre le fait de se faire sortir par une autre équipe française, c’est surtout cette terrible impression de sortir contre le cours des choses qui domine. Comme je l’écrivais sur le forum en réaction à chaud : 2 barres, 4 parades énormes de Lloris et surtout un penalty inexistant, voila ce qui aura fait la différence entre les deux meilleures équipes de la Ligue des Champions 2010. Ironie du destin, la meilleure au classement général ne sera pas dans le top 4 de la compétition. Pour les supporters, l’heure des regrets a sonné. Quelques semaines après avoir perdu la Coupe de France, offert la Coupe de la Ligue à l’ennemi marseillais, Bordeaux perd ce soir la Ligue des Champions le même jour qu’il voit l’OM prendre seul la tête du championnat. Si tout devait s’arrêter en juin prochain, si, comme je le crains, ce match était le jubilé de l’époque Blanc, il serait le symbole de cette ère : un immense gâchis. Pour éviter cela, ne reste qu’un objectif : le championnat. Mais l’envie sera-t-elle là ?
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Un Lescure en mode chaudron européen venu assister à l’exploit des années 2000, seul absent de la décennie marine et blanche. Dans le rôle de la victime espérée, l’Olympique Lyonnais, une vieille connaissance.