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| Écrit par JM | ||||
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Des bagnoles de partout, la conjonction du Carnaval de Bordeaux, d'un concert à la Patinoire de Mériadeck, et d'un duel au sommet de la L1. Pagaille qui aurait dû être signifiée à Canal +, qui n'en a que footre, ce match eût été davantage à-propos samedi soir. Mais les contingences du stationnement local des bagnoles n'est point l'affaire du diffuseur. Ca dégueule de monde aux portillons d'entrée, débordé le double-rideau manufacturé sécurité-max, Moustaligue-compatible. Bien des rescapés du calvaire ont loupé l'entame de match. Et que dire des supporters poubelles-boys, parqués dans une déchètterie idoine estampillée CRS depuis les 15 h au bas mot ?
Une entame étrange. Chamakh couvant les ailes offensives, lancé et dans les pieds si possible, bref, à la façon d'un Bellion, tandis que Cavenaghi occupe le droit fil axial. Une banderole un rien péteuse pour ne pas dire plus, de la part des Ultramarines: "sans nous le foot n'est rien". On verra. Je souhaite, évidemment, que ce soit vrai. Un joli maillot géant déployé en guise de tifo au Nord. A la compo, le nom de René Girard à peine ouï, noyé sur les décibels qu'un égocentrique croit bon d'envoyer, du sale son commercial pré-contraint et pré-formaté, histoire de couvrir. En lieu et place de faire le b-a ba minimal de son job, récolter l'ambiance présente. Misère. Définition d'une pauvreté certaine. S'il a deux centimes de talent, il doit essayer de deviner l'ambiance, un centime de professionalisme, il doit savoir cela. Et sublimer le tout. J'ai failli me casser, partir, déguerpir, décamper, foutre le camp, mettre les adjas, signifier mon bonsoir, dégager. Genre le match, il est déjà fini pour moi. Pour ce pour quoi j'étais venu. Alors, on se gargarise avec l'histoire d'un club, et on laisse sévir des impétrants inaptes ? Mais c'est quoi, çà ? Ca ressemble à quoi ? Bon, les faits on s'en talque: Match vu puisque c'était sur la chaîne du foot regardé, on ne va pas faire du minute par minute. Comme l'arbitricide est loin d'être un humanisme sur ce site, juste à l'opposé, on fera court. Dépassé, englué, un soir sans, c'était dur pour lui. En attente de ce que décidera sa hiérarchie. Il va sûrement entrer sur son GPS les adresses des stades de Pacy sur Eure et de Rodez. Mais bof, en fait on n'en sait rien. But de Chamakh après que la défense (Jourdren en fait, je suis gentil en disant la défense) se soit arrêtée, pour un rien du tout vu qu'il n'y a même pas eu contact, ni hors-jeu, et contre l'avis de l'arbitre-assistant, pourtant situé 10000 kilomètres plus près. Puis double péno et (normalement) double expulsion. Mais, semi-injustice, le plus expusable reste, et le plus "bénéfice du doute" se fade le chemin inverse sous la prés', la latérale, la coursive avant de regagner le siège n° 2. En compensation expulsion de... Jean-Louis Gasset. A partir de là, je crois que bon, le match devient du deuxième degré, on peut revêtir de forts carnavalesques faces de Carême. Sauf que c'est un sommet. Un antichoc de L1 .Encore un accouchement de souris de la part d'une montagne, à la césarienne, après 93 mns de travail qui laissera de grosses traces physiques. Au forceps. Le score et son évolution ont été entièrement décidés entre messieurs Bré et Carrasso. Avec un Gourcuff en bleu marine de chauffe, en dépit d'un Chalmé "qu'on ne qualifiera pas", et featuring un Chamakh warrior. Mais, lorsqu'un arbitre laisse filer, l'équipe qui distribue le plus est avantagée. En ce sens-là, hier soir, le bonheur est dans le Bré, quand tu es montpelliérain. Le dénouement fut un coup de poignard. Lescure, âge de glace. J'ai vu René lever les poings, très brièvement de cette façon caractéristique, la sienne, avec un rictus tordu sur sa joue, partant à gauche. Son équipe lui ressemble tellement...
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Ambiance de kermesse "âge du froid".