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| Écrit par JM | ||||
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Décision rapide: Déménagement illico de l'autre côté, à l'ombre, ce qui revient à se priver de l'écho des bancs, mais permet d'entendre un peu ce qui se passe sur la pelouse. La pelouse ? Bosselée, une légère raréfaction de l'herbe par endroits, mais jouable sans qu'elle se délite du tout, pendant 90 mns. Ca change. Vive le printemps. Du reste, on est assez vite dans le vif des débats. La partie démarre de façon rythmée, soutenue. Rythme qu'elle conservera, mais cela nous ne le savions pas encore, jusqu'à son terme. Assez peu de pros alignés par Battiston-Trésor. Je suis venu d'abord en supporter. Derrière une équipe aux prises avec les affres de l'incertitude du maintien, qui affronte un concurrent direct. Mais aussi pour voir enfin jouer Coulibaly, la recrue hivernale.
En dépit du n° 9 dans le dos, c'est plus un milieu offensif. La pointe étant occupée par Sanchez, appliqué, travailleur, mais pesant assez peu, et pas décisif dans ce match-ci. Coulibaly travaille aux côtés d'Insou et de Saivet, c'est le plus axial des trois, maladroitement au début. En fait je reste sur une impression de déception. Il a fallu qu'en fin de match il s'enhardisse à prendre le ballon pour tirer les coups de pieds arrêtés (fort bien, d'ailleurs) pour montrer un peu ce qu'il a dans les pieds, le gauche surtout. De ce beau gabarit on dira qu'il fait davantage pas encore adapté que dilettante ou pas au niveau. A revoir. Face à un adversaire joueur, âpre aux duels mais toujours dans la règle et dans l'esprit, nous avons une partie de qualité Cfa fort correcte. Rencontre améliorée par un arbitrage (encore une fois en Cfa) limpide, au service du jeu. Les approches sont variées, dans le jeu long c'est léger côté Girondins, ça consiste à rendre la balle, disons-le tout net. Tandis que, via Poundje et Glombard (en vue, aujourd'hui, le capitaine), via Insou et Elissalde, on arrive à voir quelques constructions vraiment intéressantes, même si l'arrière-garde visiteuse n'est jamais mise en grosses difficultés. On atteint d'ailleurs la mi-temps sans que les gardiens ne montrent leurs talents. 0-0 tout ce qu'il y a de normal, mais pas morne, c'est déjà ça. La possession, à peu près équitablement partagée, devient davantage Girondine en seconde période. Et, enfin les premières occasions, par trois essais d'Henri Saivet, le plus net consistant en une frappe en volée sur un mauvais renvoi de la défense visiteuse, du droit légèrement en dehors de la surface, du côté offensif droit. Très jolie envolée du portier adverse, qui effleure la balle et la dévie juste au-dessus de sa transversale, en corner. A partir de l'heure de jeu, et en dépit de quelques mouvements ambitieux chez les Blancs (visiteurs), qui conserveront jusqu'au bout le souci de construire sans balancer, le bloc-équipe Girondin arrive enfin à joueur haut, durablement. Sans camper toutefois à 100% chez les vendéens, mais en parvenant enfin à avoir quelque emprise sur ce match. La fatigue aidant, les duels sont moins nets, quelques petits retards occasionnent des fautes plus ou moins grossières, les soigneurs sont sollicités de plus en plus fréquemment. Il faut tenter quelque chose, rayon coach. Un truc un peu plus offensif. Blonbou et Insou sortent, Martin Cantero et Seck entrent. Du coup Coulibaly se désaxe à gauche, Saivet, qui opérait jusque là en électron libre offensif (ce qui est sans doute son positionnement le plus utile) se fixe à droite, poste pour poste celui qu'occupait Insou, Seck venant se positionner auprès de Sanchez afin de peser enfin sur cette charnière adverse, très peu mise à la peine jusqu'alors. Malgré un joli coup-franc de Coulibaly, et d'une main-mise des locaux sur le match pendant le dernier quart d'heure (à une ou deux réactions près), on en reste là. Pas trop d'amertume autour des mains-courantes, quelques applaudissements polis, timides. L'impression d'avoir assisté à un match plutôt plaisant, pas un 0-0 fermé, et ce en dépit du faible total d'occasions nettes. Pour le bilan sec, celui du classement, c'est une autre affaire. Il est dit qu'en 2009-2010 nous tremblerons jusqu'au bout, en tous cas je finis par le croire !
Galin, temps très doux, 250 spectateurs (à la louche). Battiston a aligné: 1 -A. Keita, 2 Glombard (cap), 4 Nivert, 5 Gradit, 3 Poundje, 6 Blonbou (puis 15 Seck), 8 Elissalde, 9 Coulibaly, 10 Insou (puis 13 Martin-Cantero), 7 Saivet, 11 Sanchez. Non utilisés: 12 Gaston, 14 Poussevin, 16 Andrietti.
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Douceur printanière sur Galin, et même un pâle soleil qui perce au moment du coup d'envoi. L'exposition solaire est de courte durée. Un supporter visiteur, muni d'un micro et d'un petit ampli, joue au kop à lui tout seul. Ca fait sourire, mais surtout ça prive d'un des petits luxes, un des grands plaisirs des matches de Cfa: Entendre nettement les joueurs et les bancs, parfois même les arbitres.