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| Écrit par darchvador | ||
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Les statistiques démontraient à elles seules la difficulté de la tâche qui nous attendait, qui plus est après une défaite surprise de plus face à Monaco. Dans le contenu, les problèmes "historiques" rencontrés dans l'antre des Rouge et Blanc ont été confirmés. Au niveau du résultat, on peut retenir qu'on s'en sort plutôt mieux qu'à l'accoutumée. C'est déjà ça... Le match Durant la première période, l'ambiance dans les tribunes et la qualité de jeu concordent : le tout est lénifiant, les intentions sont toutes relatives et sont contrariées par la faiblesse technique des locaux et la lenteur et la stérilité chronique du jeu des visiteurs. Pas vraiment grand' chose à se mettre sous la dent, en somme. Plus précisément, quand une opportunité survient, ça ressemble davantage à du Chamallow qu'à un chocolat croquant et goûteux. On peut tout juste signaler un petit festival de Wendel dans la surface ponctué d'une frappe au-dessus du but de Penneteau, mais pas de quoi frissonner. A part ça, les approches bordelaises sont là, mais se heurtent au déficit de maîtrise individuelle et collective : la dernière passe est trop longue, quand le décalage prêt à intervenir ne se referme pas parce que la transmission est trop lente ou l'appel défaillant. Pendant 35 minutes, on s'attend à se diriger vers un 0-0 des écoles, les occasions se font tellement attendre qu'on n'imagine même pas voir le cuir franchir l'une des deux lignes de but. Et là, le pion qu'on ne voyait pas venir arrive étrangement comme une évidence, gros comme une maison : une transversale venant de la gauche qui arrive sur l'emblématique Rudy Mater, qui a toute latitude de centrer devant Wendel obligé de jouer au latéral gauche de circonstance, un ballon qui passe comme dans du beurre entre la défense centrale et le gardien et qui est catapulté dans la cage par Danic oublié par celui était censé faire office de Cerbère. "Trop facile", pour paraphraser une publicité d'il y a quelques années. Le jeu valenciennois s'accélère quelque peu, mais de façon désordonnée. Chez nous, une frappe écrasée de Plasil qui s'était bien ouvert l'espace de tir constitue la première opportunité de trouver le cadre. Sans grand danger. Mi-temps, 1-0 pour VA et à part marquer sur une occasion sortie de nulle part, on ne voit pas comment un retour au score et envisageable. La deuxième période reprend avec un Valenciennes requinqué par une ouverture du score pas franchement méritée. Les locaux accroît leur intensité de jeu, avec une envie démultipliée, mais avec un déchet technique qui les empêche d'être vraiment dangereux. Mais pour les récompenser de leurs ardeurs, il y a la défense girondine. A l'heure de jeu, suite à un énième "à toi, à moi" entre deux équipes qui multiplient les pertes de balles, Planus se fend d'une passe axiale ratée vers son arrière-droit encore une fois à l'arrêt et dépassé par Danic. Le Breton de VA est à l'origine et à la conclusion de l'action : il réalise le doublé après avoir été servi par un partenaire en relai et avoir dribblé Carrasso en face-à-face. 2-0, alea jacta est,ite missa est, mais morituri non te salutant... Eh ben non, ma bonne dame! Si Valenciennes gère calmement, si les contre-attaques se multiplient et qu'on aurait presque envie que le match se termine au plus vite parce que l'éventuel nouveau pion n'a pas l'air de devoir être marqué par nos bonshommes, l'inattendu intervient en deux coups de cuillère à pot. Premier acte : à la 81ème minute, un corner coupé au premier poteau et un peu cafouillé par Cohade échoit au rentrant Jussiê, dont la tête franchit clairement la ligne. 2-1, la note est plus douce, mais le repas est quand même bien lourd. Deuxième acte : trois minutes plus tard, un coup-franc pas très bien tiré par Plasil arrive aux 18 mètres sur la tête de Ciani. Up and under et Penneteau qui semblait devoir se saisir tranquillement du ballon se laisse inexplicablement surprendre. 2-2 à la surprise générale. La fin de match devient bizarrement un peu plus animée. Les Valenciennois se crée une occasion venue du côté droit de la défense mais Dossevi manque le cadre au deuxième poteau après un tir en pivot assez dangereux. A la 88ème minute, Bordeaux n'est pas loin du casse quand sur un débordement, Angoua passe en retrait pour son gardien un peu perdu qui se saisit du ballon sans que l'arbitre ne trouve à redire. Le coup-franc indirect aux 6 mètres qui semblait s'imposer n'est pas accordé. Les supporters valenciennois s'en vont par grappes à l'entrée du temps supplémentaire et ne verront pas la dernière opportunité des leurs, sur un ciseau non cadré de Pujol à la 92ème minute. Au final, un match nul du genre tout pourri, un 0-0 déguisé en 2-2 avec une équipe valenciennoise qui mène miraculeusement 2-0 sur ses deux seules occases et une équipe bordelaise qui revient miraculeusement sur deux coups de pied arrêtés pas vraiment bien tirés... Les gars Carrasso : pas à blâmer, mais franchement à plaindre. Il ne peut rien sur les deux buts et n'a rien à faire par ailleurs. Tremoulinas : aucun rendement offensif, défensivement peu mis à contribution, mais est loin de Mater sur le premier but. Terne. Planus : fautif sur le deuxième but et du coup à créditer d'un mauvais match, parce que par ailleurs, on n'a pas eu à le voir... Ciani : peu mis à contribution comme son acolyte sauf dans le jeu aérien où il a fait le boulot. Par contre, il a concédé bêtement un coup franc a priori dangereux sur une pseudo action. Egalise sur un malentendu, ce qui diminue son mérite sur l'action. Sané : là, il va falloir partir Monsieur. Aux fraises sur les deux buts, il n'a même pas les rudiments du défenseur de L1. Fernando : je n'aurais pas entendu la compo des équipes, je ne me serais même pas aperçu de sa présence sur le terrain. A la base de rien du tout et remplacé par Jussiê, productif sur une action, invisible pour le reste. Mais bon, il a été utile au final. Diarra : lui, je l'ai vu... perdre des balles au milieu de terrain. Parce que pour ce qui est de la récupération et de la motivation de ses troupes, c'est pas ça du tout... Wendel : mieux que les autres sans être à sauter au plafond. Moyen plus. Plasil : très présent, lui a été au four et au moulin, à la base des rares actions construites. Pas terrible par contre sur les coups de pied arrêtés, même si statistiquement il est à créditer une passe déc... Ben Khalfallah : a pris le dessus en une ou deux circonstances sur ses anciens coéquipiers, avant de se faire oublier totalement. Dommage Eliane... euh Moya! Modeste : à blâmer et aussi à plaindre. Pas inspiré dans les appels, jamais dans le timing. Mais bon, le pauvre gaillard peut pas non plus se mettre en valeur en conclusion d'un jeu aussi pauvre. Remplacé par l'homonyme du marchand de godasses dont on ne peut décemment pas lever l'option d'achat, tant sa valeur demeure une inconnue...
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Les déplacements à Nungesser ne permettent que rarement aux nôtres de repartir nantis de points supplémentaires au classement : depuis la remontée du club hennuyer, les Girondins étaient repartis avec 3 défaites assez sèches pour une seule victoire, à la belle époque où les hommes au scapulaire semblaient invincibles.