Tigana : déjà plus droit à l'erreur
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Écrit par Go   

Dans quel état d’esprit se trouve le groupe après le 1er match à Montpellier ?
On est déçu, c’est certain. J’espère que l’équipe va montrer autre chose contre Toulouse, surtout au niveau de la détermination. Nous avons pêchés à ce niveau là lors du match face à Montpellier. Sur les coups de pied arrêtés, nous avons souvent été en difficulté, notamment dans la lutte aérienne. Depuis le début de saison, l’équipe n’a encaissé que 3 buts, à chaque fois sur coups de pied arrêtés. J’ai dans mon effectif de nombreux joueurs mesurant plus d’1m85, c’est alors uniquement un problème de détermination.

Comment expliquer qu’il n’y ait pas cette détermination lors d’un 1er match ?
Je ne vais pas expliquer ce qu’il s’est passé. C’est le match de Toulouse qui m’intéresse et il faut absolument le gagner. Nous sommes déjà dos au mur. Pour rebondir, il faut beaucoup d’engagement, de discipline et de volonté.

Vous allez encore une fois vous heurter à un bloc assez bas face à Toulouse…
Oui mais tout le monde était déjà au courant. Il n’y a pas de surprises. A nous d’avoir plus de vivacité dans la passe et dans les mouvements.

Etait-ce une surprise le fait que l’équipe pêche dans la détermination ?
Non car le contexte était particulier. C’était assez difficile pour nous de débuter le championnat avec 4 joueurs suspendus et 1 joueur blessé sur le plan défensif. Il a fallu intégrer des hommes qui n’évoluaient pas à leur poste habituel. Fernando n’a pas l’habitude de jouer si bas. Le meilleur poste de Sané n’est pas en tant qu’arrière droit. Il s’agissait également du 1er match de Savic en Ligue 1. Nous avons eu le droit à l’erreur une fois, nous ne l’aurons pas 2 fois.

Vous dites que l’équipe est déjà dos au mur, ressentez-vous déjà de l’inquiétude ?
Pas du tout. Vous savez, je ne suis pas un inquiet de nature. Cela ne sert à rien de perdre toute son énergie avec le match. L’important est d’être présent dès le coup d’envoi, pendant 90 minutes. Après, nous compterons les points. Je ne suis jamais inquiet avant les rencontres, je ne vais pas mettre la pression sur mes joueurs. Je ne vais pas non plus leur transmettre du stress mais plutôt de la détermination.

Les joueurs sont il stressés, eux ?
Non je ne pense pas. Nous avons effectué une belle semaine de travail, tout s’est bien passé jusqu’à maintenant.

Comment alors leur donner de la détermination ?
Ils vont l’avoir. Cela ne sert à rien de s’inquiéter, je sens bien mes joueurs.

Etes-vous un adepte de la vidéo lors de la préparation d’avant-match
Nous regardons bien sûr la vidéo. Après, l’important est de trouver des solutions sur le terrain, c’est ce qui m’importe le plus. La vérité est toujours sur le rectangle vert.

L’équipe a réalisé 2 entraînements à Chaban-Delmas durant la préparation. Estimez-vous que c’était essentiel pour le groupe ?
Oui, surtout pour les joueurs qui n’ont jamais foulé cette pelouse. Le fait de reprendre la vision du terrain et de retrouver le cadre était important pour l’équipe.

Vous allez effectuer votre retour à Chaban-Delmas dimanche. Vous l’appréhendez comment ?
Tout va bien, Chaban-Delmas m’a assez bien réussi jusqu’à maintenant.

Comment avez-vous vécu votre retour sur un terrain de Ligue 1 à Montpellier ?
Pas très bien car l’équipe a perdu. Je n’en garderai pas un très bon souvenir. C’est bien de revenir mais je préfère gagner. Je me languis de prendre les 3 premiers points.

Vous avez beaucoup discuté avec René Girard après le match. Quel a été le contenu de cet échange ?
René m’a beaucoup parlé de l’arbitrage, il l’a beaucoup plus contesté que moi. Pourtant, je pense que nous avons été davantage victime de l’arbitrage que Montpellier sur le match. Que ce soit sur le but, la faute sur Sané mais surtout l’agression sur Gourcuff, il y a à redire. J’ai passé ma journée de lundi à la fédération où on m’a expliqué qu’il fallait protéger les meneurs de jeu vis-à-vis des agressions. J’aimerais bien que cela soit appliqué sur le terrain.

Vous avez dit après le match attendre beaucoup plus de vos joueurs sur les coups de pied arrêtés. C’était une grande force de Bordeaux l’année dernière…
Tout à fait. Nous travaillons les coups de pied arrêtés tous les jours à l’entraînement. Montpellier avait marqué 40% de leurs buts sur coups de pied arrêtés l’an dernier, nous étions prévenus. Chaque équipe a ses points forts et ses points faibles.

Est-ce que vos joueurs doivent prendre plus de risque sur le terrain, avec plus de rythme et de percussion ?

Pour cela, il faut avoir la détermination et les jambes. On avait moins de jambes que Montpellier qui avait déjà joué 2 matches de compétition. A l’époque, les équipes qui jouaient la Coupe Intertoto démarraient la saison sur des meilleures bases. Avec Toulouse, nous sommes à égalité sur ce point, il n’y aura pas d’excuses.

Est-ce que la notion de derby de la Garonne a encore une l’importance ?
Je ne sais pas, je vais redécouvrir ce derby. J’en ai vécu en Turquie et ils étaient assez chauds. Je ne pense pas que celui de Bordeaux contre Toulouse soit de la même intensité. Je l’espère surtout, c’est mieux pour tout le monde.

Vous allez retrouver à nouveau un ancien coéquipier en la personne d’Alain Casanova…
Oui mais je risque d’en rencontrer quelques uns cette saison…(rires)

Toulouse a gagné son 1er match, ils ont une dynamique différente des Girondins. C’est une équipe qui doit aussi se racheter après une saison en demi-teinte…
Vous savez, je ne m’occupe pas trop de ce qu’il se passe chez l’adversaire. Je préfère me concentrer sur ce qu’il se passe chez nous, c’est ce qui m’importe. Nous devons rectifier le tir.

Justement, le club a vécu une fin de saison dernière difficile, avez-vous senti un effectif traumatisé lorsque vous êtes arrivés ?
Le traumatisme est un bien grand mot. Le passé ne m’intéresse pas, on ne peut pas changer l’histoire. C’est aujourd’hui et demain qui m’intéresse, notamment le match contre Toulouse dimanche.

Comptez vous conserver le groupe actuel inchangé jusqu’au 31 août ?
Apparemment mais les choses vont vite dans le football. Le président a annoncé que le mercato était terminé. Mais certains joueurs pourraient éventuellement partir, il faut faire très attention…surtout quand on me rapporte ce qui est écrit dans la presse.

Peut-on s’attendre à des changements dans le groupe qui va débuter face à Toulouse dimanche ?
On va voir. C’est possible, ce n’est pas sûr… (sourire)

Avez-vous des joueurs concernés par le ramadan et comment le gérez-vous ?
Plusieurs joueurs font le ramadan mais un seul est susceptible de jouer. Pour l’instant, ce n’est que le début donc l’impact n’est pas important. Il s’agira pour le joueur de stopper le ramadan durant le week-end. Le plus difficile viendra au bout de 10 jours de ramadan. J’ai déjà eu l’occasion de côtoyer des joueurs qui faisaient le jeûne en Turquie. Au dessus de 45 minutes d’entraînement au soleil sans s’hydrater, cela devient dangereux. Il y a donc une gestion différente à avoir et nous procéderons au coup par coup. S’il n’y a pas le choix d’autres joueurs, il faut s’adapter et engager une discussion. Il faut combiner le respect de la religion et l’adaptation au sport de haut niveau.

Quelles sont les nouvelles concernant Marc Planus ?
Il faut voir avec le médecin. Il semble aller bien, je le vois tous les jours. Mais concernant la blessure, je ne peux rien vous dire. Il n’a pas repris avec le groupe pour le moment.

(source : site off.)

 

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