alterM
29/07/2008, 15h33
Le nouveau numéro treize Girondin, né le 24 avril 1977, est un briscard, un pas né de la dernière pluie, bref, un gars d'expérience.
Ce qui cadre, ma foi, avec son surnom, El Viejo (le Vieux).
Marié, son épouse est de confession juive, ce qui alimente périodiquement des rumeurs de transfert en direction d'Israël.
Débuts pros en 1996 avec Argentinos Juniors, le club fondé dans une bibliothèque anarchiste à l'orée du siècle passé.
Exactement vingt ans après les premiers pas pros du joueur le plus connu issu des Bichos Colorados, un autre Diego, Maradona (mais en proviennent aussi d'autres pointures de classe internationale reconnue, comme par exemple, pour les contemporains:
Juan Román Riquelme, Juan Pablo Sorín, Esteban Cambiasso, Fabricio Coloccini, etc... ).
Après une seule année en équipe-fanion et 36 matches, les recruteurs de River Plate (le plus gros budget Argentin) le signent pour trois saisons:
Pas toujours titulaire, mais souvent quand même, il doit poireauter jusqu'au 6 juin 1999 pour inscrire son premier but en Première Division.
Avec les millonarios il dépucèle son palmarès: 2 tournois d'ouverture (1998 & 2000), 1 de clôture (2000).
Arrivent les premières convocations en sélection, d'abord en - de 20 ans, et un titre de Champion du Monde obtenu face à l'un des deux adversaires "héréditaires", l'Uruguay, devant 62000 spectateurs au stade Shah Alam de Kuala-Lumpur (Malaisie).
Diego Placente est titulaire durant tout le tournoi, et joue toute la finale.
On retrouve quelques futures pointures parmi les Argentins emmenés par José Pekerman, comme le porteur du brassard (Riquelme), Cambiasso, Scaloni, Quintana, Cufre, Samuel, et même un certain Pablo Aimar...sur le banc jusqu'à la 54ème.
2001, année-césure: Première de ses 22 sélections en albiceste, et départ au Bayer Leverkusen.
Avec le club dauphin du Championnat Allemand, il fera connaître aux petits lucarniers de l'Europe entière sa tignasse et son intransigence défensive, le ravage de ses montées, et étoffera sa carte de visite d'une finale de Ligue des Champions et d'une Coupe d'Allemagne.
A noter que, l'année où le Real Madrid les bat en finale de la Ligue des Champions, le Bayer perd aussi en finale de Coupe d'Allemagne et finit second du Championnat...à la différence de buts !
Ce parcours l'amène au Mondial en Corée et au Japon, mais il ne parvient pas à s'installer comme titulaire.
Même avec Pekerman aux manettes, la sélection se passe de ses services petit à petit.
Les richissimes heures du Bayer Leverkussen tendant à décliner, Placente (comme Ballack, Lucio ou Neuville) part monnayer ailleurs ses talents.
En l'occurence en Galice (2005), au Celta Vigo (promu), où il signe blessé (genou).
Sa première saison fut très acceptable et attaquée tambour battant avant de se terminer un peu plus doucement, en raisons de blessures (lésions musculaires à répétition, et genou).
Sa seconde saison fut d'un rendement nettement moindre, compliquée il est vrai par la navigation d'écueils en écueils du Celta Vigo, ne décollant jamais des dernières places.
Diego Placente, comme tous les titulaires et surtout les "noms", est régulièrement placé sur la sellette par la critique comme par les supporters. Il est cependant titulaire non sérieusement discuté (34 matches de Championnat, et 8 matches de Coupe Uefa).
En septembre 2007, après avoir effectué toute la pré-saison avec le Celta, le club au maillot couleur de ciel résilie son contrat.
S'ensuit une procédure juridique lancée à l'encontre du Celta, de laquelle Placente sort vainqueur avec une indemnisation compensatoire.
Ironie du sort, ce serait un autre ex-Galicien, mais du Depor, (Jérôme Bonnissel) qui aurait servi d'intermédiaire pour sa venue aux Girondins.
L'hiver de la même année, il s'engage avec San Lorenzo en Argentine, club qui fait tellement peu de vagues qu'on le surnomme parfois par ironie San Silencio ("El Ciclon, Los Gauchos de Boedo, Los Santos, Los Cuervos" (entre autres !) sont des surnoms à ton plus...amical et officiel).
Club néanmoins vainqueur du Tournoi de Clôture 2007.
Il y dispute la prestigieuse Copa Libertadores, San Lorenzo termine premier de son groupe de poules ex-aequo avec les Brésiliens de Cruzeiro, élimine le voisin River Plate en huitièmes, avant de se faire sortir en quarts par le futur vainqueur Liga de Quito aux pénalties après deux nuls 1-1 (matches aller-retour).
San Lorenzo achève à la 4ème place le Tournoi de Clôture 2008, et s'aprête à disputer le Championnat d'ouverture.
Ce n'est donc pas un joueur à cours de forme et de football de haut-niveau qui arrive au Haillan.
Loin de là...
Edit: Un portfolio: http://www.geocities.com/juvenilesar/documentos/galeriaplacente.htm
Et son site officiel, en chantier: http://www.diegoplacente.com/
Ce qui cadre, ma foi, avec son surnom, El Viejo (le Vieux).
Marié, son épouse est de confession juive, ce qui alimente périodiquement des rumeurs de transfert en direction d'Israël.
Débuts pros en 1996 avec Argentinos Juniors, le club fondé dans une bibliothèque anarchiste à l'orée du siècle passé.
Exactement vingt ans après les premiers pas pros du joueur le plus connu issu des Bichos Colorados, un autre Diego, Maradona (mais en proviennent aussi d'autres pointures de classe internationale reconnue, comme par exemple, pour les contemporains:
Juan Román Riquelme, Juan Pablo Sorín, Esteban Cambiasso, Fabricio Coloccini, etc... ).
Après une seule année en équipe-fanion et 36 matches, les recruteurs de River Plate (le plus gros budget Argentin) le signent pour trois saisons:
Pas toujours titulaire, mais souvent quand même, il doit poireauter jusqu'au 6 juin 1999 pour inscrire son premier but en Première Division.
Avec les millonarios il dépucèle son palmarès: 2 tournois d'ouverture (1998 & 2000), 1 de clôture (2000).
Arrivent les premières convocations en sélection, d'abord en - de 20 ans, et un titre de Champion du Monde obtenu face à l'un des deux adversaires "héréditaires", l'Uruguay, devant 62000 spectateurs au stade Shah Alam de Kuala-Lumpur (Malaisie).
Diego Placente est titulaire durant tout le tournoi, et joue toute la finale.
On retrouve quelques futures pointures parmi les Argentins emmenés par José Pekerman, comme le porteur du brassard (Riquelme), Cambiasso, Scaloni, Quintana, Cufre, Samuel, et même un certain Pablo Aimar...sur le banc jusqu'à la 54ème.
2001, année-césure: Première de ses 22 sélections en albiceste, et départ au Bayer Leverkusen.
Avec le club dauphin du Championnat Allemand, il fera connaître aux petits lucarniers de l'Europe entière sa tignasse et son intransigence défensive, le ravage de ses montées, et étoffera sa carte de visite d'une finale de Ligue des Champions et d'une Coupe d'Allemagne.
A noter que, l'année où le Real Madrid les bat en finale de la Ligue des Champions, le Bayer perd aussi en finale de Coupe d'Allemagne et finit second du Championnat...à la différence de buts !
Ce parcours l'amène au Mondial en Corée et au Japon, mais il ne parvient pas à s'installer comme titulaire.
Même avec Pekerman aux manettes, la sélection se passe de ses services petit à petit.
Les richissimes heures du Bayer Leverkussen tendant à décliner, Placente (comme Ballack, Lucio ou Neuville) part monnayer ailleurs ses talents.
En l'occurence en Galice (2005), au Celta Vigo (promu), où il signe blessé (genou).
Sa première saison fut très acceptable et attaquée tambour battant avant de se terminer un peu plus doucement, en raisons de blessures (lésions musculaires à répétition, et genou).
Sa seconde saison fut d'un rendement nettement moindre, compliquée il est vrai par la navigation d'écueils en écueils du Celta Vigo, ne décollant jamais des dernières places.
Diego Placente, comme tous les titulaires et surtout les "noms", est régulièrement placé sur la sellette par la critique comme par les supporters. Il est cependant titulaire non sérieusement discuté (34 matches de Championnat, et 8 matches de Coupe Uefa).
En septembre 2007, après avoir effectué toute la pré-saison avec le Celta, le club au maillot couleur de ciel résilie son contrat.
S'ensuit une procédure juridique lancée à l'encontre du Celta, de laquelle Placente sort vainqueur avec une indemnisation compensatoire.
Ironie du sort, ce serait un autre ex-Galicien, mais du Depor, (Jérôme Bonnissel) qui aurait servi d'intermédiaire pour sa venue aux Girondins.
L'hiver de la même année, il s'engage avec San Lorenzo en Argentine, club qui fait tellement peu de vagues qu'on le surnomme parfois par ironie San Silencio ("El Ciclon, Los Gauchos de Boedo, Los Santos, Los Cuervos" (entre autres !) sont des surnoms à ton plus...amical et officiel).
Club néanmoins vainqueur du Tournoi de Clôture 2007.
Il y dispute la prestigieuse Copa Libertadores, San Lorenzo termine premier de son groupe de poules ex-aequo avec les Brésiliens de Cruzeiro, élimine le voisin River Plate en huitièmes, avant de se faire sortir en quarts par le futur vainqueur Liga de Quito aux pénalties après deux nuls 1-1 (matches aller-retour).
San Lorenzo achève à la 4ème place le Tournoi de Clôture 2008, et s'aprête à disputer le Championnat d'ouverture.
Ce n'est donc pas un joueur à cours de forme et de football de haut-niveau qui arrive au Haillan.
Loin de là...
Edit: Un portfolio: http://www.geocities.com/juvenilesar/documentos/galeriaplacente.htm
Et son site officiel, en chantier: http://www.diegoplacente.com/